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Grue auxiliaire sur porteur routier : l’alternative à la grue mobile

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

En montant sur un châssis Scania à quatre essieux l’une de ses plus puissantes grues auxiliaires, d’une capacité de levage de 137,6 t, le constructeur italien Fassi présente un binôme intéressant par sa manœuvrabilité et ses performances en hauteur de levage et en déport. C’est une véritable alternative à une grue mobile trois essieux, d’autant que le camion peut tracter une remorque transportant le colis à lever. Le porteur  un R490 8 x 4 – est une version de base de la gamme Scania. Le camion, motorisé par un 6 cylindres de 13 l développant 490 ch, n’a subi aucune modification pour recevoir la F1950RAL, une grue télescopique rallongée, capable de déployer sa flèche à 41,30 m, et même d’atteindre 50 m en utilisant des extensions. L’ensemble ne pèse que 31 t et se présente avec un empattement de 4,30 m. Des dimensions compactes et un poids contenu permettent au binôme d’être homologué véhicule industriel classique, et non machine de chantier ou convoi exceptionnel. Ce qui l’affranchit des autorisations de circulation et lui confère une vraie souplesse de déplacement et une certaine aisance en environnement urbain grâce à un rayon de braquage serré dû à ses quatre roues directrices. Se passer d’un cinquième essieu apporte manifestement une facilité d’utilisation en ville. En position transport, la géométrie de la grue a été optimisée pour se replier sur une longueur réduite à 4,18 m. La largeur ne dépasse pas 2,54 m, et la hauteur 2,55 m. Le porteur a été choisi par le client danois de Fassi, le levageur Andersen, premier utilisateur de cette machine en Europe. Andersen cite le cas d’un chantier urbain : des balcons préfabriqués à installer en façade de la cour intérieure d’un immeuble de six étages. « Il faut disposer du déport et de l’élévation suffisants pour dépasser le toit », précise son dirigeant Casper Andersen. Ce dernier reconnaît néanmoins que le manque d’espace sur la voirie empêche d’ouvrir les stabilisateurs au maximum. Cette réserve ne joue pas, selon lui, sur les conditions de sécurité de la manutention. « La machine est équipée d’un contrôle de stabilité, explique-t-il. Un capteur mesure en continue le degré d’inclinaison et bloque la manœuvre lorsque les limites risquent d’être atteintes. »

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