Territoires Nantes

Grosse facture pour le nouveau marché de gros

A Nantes, au moins un transfert se déroule relativement bien : celui du MIN, le deuxième plus grand marché d’intérêt national de France qui s’installera en 2018 à Rezé, sur le parc d’activités Océane Nord, pour laisser sa place sur l’île de Nantes au futur CHU. Pour des raisons certes différentes, l’opération était tout aussi délicate que celle de l’aéroport de Nantes. Elle avait d’ailleurs mal commencé, avec une brouille entre des barons locaux du PS pour la présidence de la Semminn, la société d’économie mixte du MIN, finalement remportée par Pascal Bolo, vice-président de Nantes Métropole, aux dépens du maire de Rezé Gérard Allard.

Autre bug de taille, l’attribution du concours d’architecture contestée devant le tribunal administratif par Gaëlle Péneau (GPAA), classée première par le jury mais écartée par Nantes Métropole, qui lui a préféré le projet d’Erik Giudice. L’affaire est encore devant le juge mais devrait se terminer par une négociation. Car les élus de Nantes Métropole veulent maintenant faire vite avec l’objectif de libérer l’emprise actuelle du MIN dès 2018 pour permettre un autre transfert, celui du CHU (architectes : Art & Build, Pargade) dont la livraison en deux phases est prévue pour 2023 et 2025.

Un budget majoré de 70 %.

Le 26 février dernier, le conseil communautaire a voté à l’unanimité l’enveloppe financière du nouveau MIN, soit 123 millions d’euros HT. Loin des 70 millions HT annoncés en 2014 ! « Ce projet a manifestement été sous-évalué, mais nous votons pour », a déclaré Joël Guerriau, maire UDI de Saint-Sébastien-sur-Loire. De fait, « l’attrait des entreprises pour le futur MIN est tel que nous avons dû le redimensionner », reconnaît Alain Robert, vice-président de Nantes Métropole en charge des grands projets. Un premier programme prévisionnel avait été établi sur la base de 48 000 m2 avec une tranche conditionnelle de 13 000 m2. Finalement, ce seront quelque 23 500 m2 de bâtiments qui seront ajoutés. Il faudra donc compter 22 millions pour l’ajout de surface et quelque 29 millions pour les aménagements, la quasi-totalité des entreprises ayant opté pour la location.

A ces surcoûts s’ajoute un renforcement de la structure porteuse, la métropole ayant décidé après coup la construction d’une centrale photovoltaïque de 43 000 m2 en toiture. Ainsi, avec 123 millions d’euros HT, le futur MIN sera l’un des plus gros investissements du mandat. Une aubaine pour les entreprises du BTP, qui seront consultées dès octobre 2016 pour un début des travaux en 2017.

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