Territoires Rennes

Gros travaux au centre hospitalier universitaire

Mots clés : Établissements de soins

Alors que le secteur de gériatrie rénové (8 millions d’euros TTC) sera livré ce printemps, trois autres opérations démarrent au centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes : la construction du centre de soins dentaires pour 21,5 millions d’euros, une biobanque et un centre d’imagerie multimodal.

Bâtiment technique, la biobanque sera réalisée en conception-réalisation alors que, pour le centre d’odontologie, le maître d’ouvrage a opté pour un allotissement complet. « Le mode de passation des marchés dépend de la nature et la complexité de l’opération. Lorsque l’aspect technique est fondamental, l’imbrication entre la maîtrise d’œuvre et l’entreprise est intéressante », considère Frédéric Rimattéi, directeur général adjoint du CHU. En revanche, la conception-réalisation-entretien-maintenance ne le séduit pas : « Un bâtiment d’hématologie livré en 2012 est dans ce cas de figure. Or, le gain supposé est très largement entamé par les coûts de gestion en interne du dispositif. »
Dans le courant de cette année, deux chantiers de rénovation sont programmés : la maternité de l’hôpital Sud et l’unité neuro-vasculaire du site de Pontchaillou. Dans les deux cas, il s’agit d’améliorer les conditions d’hébergement afin de faire face à la concurrence des établissements privés. « Dans la foulée de l’opération de neuro, nous augmenterons le nombre de lits », complète Frédéric Rimattéi.

Plus de 150 millions d’investissement d’ici à 2021.

Ces opérations d’augmentation des capacités d’hébergement vont néanmoins se raréfier. « Plus que le numérique, le développement des prises en charge ambulatoires impacte l’évolution du centre hospitalier », estime le responsable. Pour preuve, toutes pathologies confondues, un patient séjourne à l’hôpital 7,6 jours en moyenne, contre 9,6 jours il y a dix ans. Ce passage de l’hospitalisation à l’ambulatoire nécessite une adaptation des locaux. Résultat : pour chaque nouveau projet, la direction de l’établissement attache une importance particulière à la modularité et aux possibilités de changement d’usage des locaux. « On a trop construit de façon définitive sans se soucier des capacités d’évolution des bâtiments », regrette Frédéric Rimattéi.

Un bloc opératoire commun qui comprendra des salles de chirurgie ambulatoire est en cours d’élaboration. Il s’agit d’un programme de plusieurs dizaines de millions d’euros qui comptera une vingtaine de salles d’opération. « La consultation de maîtrise d’œuvre sera lancée cet été », indique Frédéric Rimattéi, vraisemblablement sous forme de conception-réalisation, afin de disposer de cette infrastructure d’ici à trois ans. Pour l’heure, il est probable que celle-ci prenne place sur le site de l’ancien bâtiment des urgences. « Pour la première fois, nous élaborons un schéma directeur immobilier. Il s’agit d’identifier nos capacités foncières mais aussi de bâtir un programme pour au moins quinze ans », ajoute-t-il. Pour ce faire, le CHU s’est adjoint une assistance à la maîtrise d’ouvrage, confiée à Egis et à l’architecte Emmanuelle Colboc. D’ici les cinq prochaines années, le CHU devrait investir entre 150 et 200 millions d’euros.

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