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Grille de cotation des immeubles : troisième rappel

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Lieux de travail - Marché de l'immobilier

De nombreux acteurs dénoncent l’obsolescence d’une partie du parc immobilier tertiaire, au demeurant fort hétérogène, sans pouvoir s’appuyer sur des critères objectifs. La grille de cotation des immeubles de bureaux, baptisée Cibe, qui se veut un outil en faveur de la transparence du marché, pourrait apporter une réponse. Après deux versions de cette grille peu utilisées en 2001 et 2007, la voici de retour. Décryptage d’un expert, couplé à la vision d’une entreprise utilisatrice.

« C’est un outil d’aide à la décision et un élément d’orientation stratégique tant pour l’utilisateur que pour le propriétaire. » Denis François

Peut-on parler d’une renaissance de la grille Cibe ?

Tout à fait, c’est bien d’une renaissance au sens fort du terme puisque le système de notation a connu une profonde révision. Outre la mise à jour des critères techniques et environnementaux, trois objectifs ont guidé le groupe de travail qui a œuvré pendant près de deux ans sur cette nouvelle version. Tout d’abord une simplification. La grille de 2007 était trop sophistiquée, avec des questions techniques pour lesquelles la réponse d’un expert immobilier ou d’un responsable technique de l’immeuble n’était pas toujours évidente. Ensuite, le souhait de pouvoir appliquer cette grille non seulement aux très grands immeubles (8 000 m² et plus), mais à l’ensemble des bâtiments situés à Paris ou dans les grandes métropoles régionales, à partir d’une surface d’environ 2 500 m². La précédente grille était axée sur les immeubles de très grandes surfaces dont la majorité se situe essentiellement en Île-de-France. Il est aujourd’hui plus aisé de coter un immeuble localisé à Lille, Lyon ou Marseille. Enfin, nous avons souhaité faciliter, autant que possible, la saisie des réponses au questionnaire. En effet, s’il est des questions qui appellent une réponse binaire (oui/non), d’autres revêtent un caractère plus complexe et nous avons passé beaucoup de temps, par exemple, sur les questions liées à la configuration et à la hauteur des plateaux ou encore sur les équipements de chauffage, de ventilation et de climatisation. Nous avons donc eu pour souci de respecter la réalité et le caractère évolutif des critères selon le type d’immeuble considéré. C’est aussi ce que nous avons fait en termes de taille, en distinguant les immeubles de plus de 8 000 m² où les critères sont plus nombreux et donc la note optimale distincte de celle des immeubles de moyenne ou grande surface.

Quel est l’intérêt de cette grille ?

Le système...

Vous lisez un article de la revue Operations Immobilieres n° 83 du 11/03/2016
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