Edito

Grands chantiers

La pose de la première pierre du Grand Stade Lille Métropole et le lancement de la deuxième phase de la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Paris à Strasbourg marquent cette semaine l’actualité des travaux publics.

Deux chantiers exemplaires qui en appellent d’autres. Sur le plan des équipements sportifs, la construction du stade de football de Lille donne le coup d’envoi d’une série de travaux destinés à mettre la France en position d’accueillir en 2016 les 24 équipes qui disputeront l’Euro sur notre sol. Outre celui de Lille, trois nouveaux stades doivent être construits à Bordeaux, Lyon et Nice et huit autres feront l’objet de rénovations. Le montant total des travaux est estimé à 1,7 milliard d’euros.
Le démarrage de la LGV-Est phase 2 marque de son côté le début des grands chantiers ferroviaires annoncés par le Grenelle de l’environnement. Ce programme prévoit la construction de 2 000 km de LGV d’ici à 2020. On attend maintenant le bouclage financier définitif de la ligne Tours-Bordeaux (Sud Europe Atlantique) et la remise des offres finales pour la LGV Le Mans-Rennes (Bretagne-Pays de la Loire).
Autant de nouvelles porteuses d’espoir mais qui ne suffisent pas à éclairer l’avenir. Ces grands chantiers qui recourent massivement au financement par le privé cachent de plus en plus mal l’incapacité de l’Etat à financer les grandes infrastructures dont notre pays a besoin. En outre, la baisse des ressources des collectivités locales se traduit aujourd’hui par des arbitrages défavorables au BTP qui s’ajoutent aux difficultés actuelles.
Dans ce contexte, la bonne volonté et les effets d’annonce ne suffisent pas. La profession des travaux publics s’attend à un recul de son chiffre d’affaires de 3 % pour 2010. En trois ans, le chiffre d’affaires des entreprises aura baissé de 15 %.
Pour sortir au mieux de cette situation, on est en droit d’attendre deux initiatives des Pouvoirs publics. D’abord une politique de transparence qui donnerait de la visibilité aux entreprises sur la réalité des projets annoncés et des financements. Ensuite une grande impulsion favorisant la croissance de notre économie, car elle seule garantira, à terme, la disponibilité des budgets attendus.

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