Territoires

Grand Ouest L’ardoise naturelle contre-attaque

Mots clés : Produits et matériaux

Ces dix dernières années, le marché de l’ardoise naturelle est passé en France de 300 000 à 200 000 tonnes. Et depuis la fermeture des Ardoisières d’Angers en 2013, seules quelques petites carrières à vocation très locale subsistent. « C’est trop facile de dire que c’est un produit cher et de le remplacer par des ardoises synthétiques », s’insurge Jean-Claude Tisseyre, président de la fédération des professionnels de l’ardoise naturelle (FPAN) et importateur d’ardoises du Canada depuis trente ans. Basée à Rennes puisque « le Nord, la Bretagne, la Normandie et une partie des Pays de la Loire représentent les deux tiers du marché français », cette structure rassemble une cinquantaine de producteurs espagnols qui assurent la quasi-totalité de la production mondiale (45 euros le mètre carré).

Sensibiliser les professionnels. Dans son plan d’action, Jean-Claude Tisseyre, qui préside également le comité Ardoise naturelle de la norme NF, vise autant les professionnels prescripteurs que le grand public. Au programme, des rencontres avec les élus, les représentants de l’Etat en région en charge de restauration de monuments classés comme par exemple les Drac (directions régionales des affaires culturelles), les centres de formation professionnelle, comme les Compagnons ou encore les CFA, les syndicats professionnels du bâtiment, comme la Capeb et les architectes. « Il s’agit de sensibiliser les professionnels aux qualités de l’ardoise naturelle et également de rétablir la vérité sur les prix », explique le président.
Parallèlement, la FPAN vise les particuliers. Les résultats d’un sondage commandé sont éloquents : 42 % des 800 personnes interrogées estiment que « ce qui caractérise l’identité de leur maison, c’est le matériau de la toiture ».
Par ailleurs, 57 % des propriétaires de maison sondés considèrent qu’ « ils n’ont pas la main sur le choix du matériau du toit de leur maison et ce, par manque d’information ou d’implication ». Aujourd’hui, la tuile représente environ 45 % du marché contre 15 % pour l’ardoise naturelle et 6 % pour les ardoises synthétiques.

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