Territoires

Grand Est Lingenheld contourne la crise des travaux publics

Mots clés : Travaux publics

Georges Lingenheld ne manie pas la litote : 2015 aura été pour son entreprise « l’année la plus difficile dans les travaux publics en quarante ans ». Cette activité principale a baissé de 20 % en un an pour tomber à 50 millions d’euros. Mais la chute a été plus que compensée : pour l’ensemble du groupe de 500 salariés, l’exercice écoulé se termine par une hausse de chiffre d’affaires de 10 %, à 120 millions d’euros. Pour cela, Lingenheld a accentué sa diversification en 2015. Le groupe est entré dans la manutention de marchandises, par la reprise d’un prestataire défaillant au port de Strasbourg. Il détient 60 % de la nouvelle société Manutention Transport Service (MTS).

La diversification passe également par l’aménagement, les travaux spéciaux, et, de plus en plus, par l’environnement, qui a totalisé 17 millions d’euros l’an dernier. Cette palette s’enrichit de la conception, construction et exploitation d’unités de méthanisation de déchets par voie sèche, grâce à l’exploitation d’un brevet suédois. La première installation, de 20 000 tonnes par an, ouvre ce printemps à Sarreguemines (Moselle), avant une duplication souhaitée sur la plate-forme de valorisation d’Oberschaeffolsheim (Bas-Rhin).

Acquisition au Luxembourg.

Lingenheld a également été actif dans la croissance externe. L’été dernier, il a racheté le luxembourgeois Olivi & Rodrigues (OR) TP, alors en dépôt de bilan, en conservant 50 des 100 salariés de ce spécialiste de la démolition, des terrassements et des fondations spéciales. « Notre capacité à évacuer les terres vers les centres d’enfouissement lorrains, en l’absence de sites de capacité suffisante au Luxembourg, a été un atout majeur de notre offre de reprise », souligne Franck Lingenheld, directeur général.
Baptisée LTS, la nouvelle filiale vise une « présence durable » au Grand-Duché, au rythme de 15 millions de chiffre d’affaires annuel. Elle possède déjà deux belles références locales : la déconstruction et le terrassement de l’îlot Royal-Hamilius de 35 000 m2 au centre de la capitale ; les 400 000 m3 de terrassement d’un centre commercial Auchan.

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