Annuel immobilier Avis d'expert

Gilles Gallichet, gérant de Siam Conseil, agence d’urbanisme « Il ne faut pas confondre intensité et densité »

Comment « intensifier la ville » ? L’intensité ne peut naître que d’une approche globale et interdisciplinaire au service du projet. Les élus locaux, derniers remparts de la démocratie, doivent s’impliquer, faire émerger les besoins et les attentes de leur territoire et de leurs populations. Ils doivent animer le processus de création et s’y impliquer pour ne pas subir la loi des « sachant ». Pour autant, l’approche participative est incontournable. Les demandes d’implication des nouvelles populations qui veulent élaborer leur cadre de vie sont fortes et légitimes. Malheur aux élus qui voudront passer en force !

Quels sont les pièges à éviter ? Confondre les faux amis : intensité et densité. Intensifier la ville ne doit pas être la mise en œuvre de ratios déconnectés de la réalité du marché, de la pratique des opérateurs, et des besoins des futurs résidents. Les ratios de densité sont la revanche des bureaucrates. Quant aux typologies, elles expriment un certain diktat des architectes. La technicité de l’architecte, qui doit se muer en urbaniste, doit se mettre au service du projet et non l’inverse. Enfin, le débat doit être étendu aux secteurs périurbains qui continuent et continueront à accueillir la majorité des nouveaux accédants. Aussi, l’individuel (forcément dense dans le nouveau contexte) doit être intégré dans le logiciel de nos élites parisiennes. Il reste une forme d’habiter attractive pour 80 % des primo-accédants interrogés

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