Architecture Technique Espaces publics

Genèse d’un nouveau cœur de ville

Pour faire naître son centre, Le Ban-Saint-Martin (Moselle) a d’abord aménagé une place. Les bâtiments suivront.

Jusqu’à présent, Le Ban-Saint-Martin (Moselle) n’avait jamais eu de centre. Pour Henri Hasser, le maire de cette commune de quelque 4 500 habitants, la raison en est historique : « Depuis le Moyen Âge, la ville a été régulièrement rasée, notamment lors de la guerre de la Hottée de Pommes, au XVe siècle. » La Hottée-de-Pommes, c’est désormais le nom d’une nouvelle place, achevée fin 2014 et qui, à terme, formera un véritable cœur de ville. La réalisation sur 11 000 m² de ces nouveaux espaces, conçus par l’agence d’urbanisme et de paysage Babylone, représente même le premier épisode d’un réaménagement de deux hectares au total. Sur ce site où se tenait autrefois une caserne, les bâtiments n’arriveront en effet que dans un second temps. D’ici à 2018, doivent être construits des logements mais aussi une nouvelle mairie, puisque l’actuelle est reléguée en lisière de la ville.

Acte fondateur

Cet aménagement, dont le coût s’est élevé à 1,4 million d’euros HT, n’a ainsi pas été considéré comme un reliquat des constructions, mais bien pensé comme un acte fondateur. « Nous voulions que le parti pris urbain s’impose et que le lieu entre dans les habitudes. L’objectif n’est pas seulement de créer un centre, mais un point de rencontre », souligne Henri Hasser.

Avec ses grands gradins, l’aménagement de la place esquisse aussi les contours d’un centre-ville qui devra prendre de la hauteur. Le Ban-Saint-Martin se tient en effet sur la rive de la Moselle, et « le site est donc inondable, explique le paysagiste-urbaniste Henri de Dreuzy, chez Babylone. Il y a une obligation de transparence hydraulique. Par conséquent, les bâtiments à venir seront construits sur pilotis ».
Cette terrasse plissée a été réalisée en bois, pieux de fondation compris. Mis à part ses poutres transversales en lamellé-collé, elle a même été taillée entièrement dans du chêne venu des environs. Le sol du parvis est, lui, en béton rosé. Mis en œuvre à partir de granulats de Moselle, il joue l’accord avec les quelques façades historiques qui bordent déjà un pan du site.

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ENCADRE

Maîtrise d’ouvrage : Ville du Ban-Saint-Martin. Maîtrise d’ouvrage déléguée : SEBL. Maîtrise d’œuvre : Babylone, mandataire ; C. Oriol, urbaniste cotraitante. BET : Saunier & Ass. (VRD), Barthès (bois). Entreprises principales : Eiffage TP Est (VRD), MC Aménagement (bois).

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