Enjeux

Gare d’Issy-Vanves-Clamart : ripage réussi de la dalle

Mots clés : Béton - Dallage - Gares, aéroports - Technique de construction - Toiture

Cent heures ont suffi pour déplacer la future toiture de la gare située dans les Hauts-de-Seine : un monolithe de béton de 7 000 t préfabriqué sur site.

Située au carrefour des communes d’Issy-les-Moulineaux, Clamart, Vanves et Malakoff (Hauts-de-Seine), la nouvelle gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart sera le point d’échange entre la ligne N du Transilien et la future ligne 15 sud du Grand Paris Express. Le moment clé du chantier vient de se dérouler à l’occasion du grand week-end du 15 août dernier. La dalle de béton de 7 000 tonnes, qui formera la future toiture de la gare, a en effet été ripée sur 60 m avant d’atteindre son emplacement définitif.

Trois années d’anticipation. Programmée depuis trois ans, l’opération a été bouclée en cent heures, impliquant l’interruption de la circulation des trains de la ligne N. Elle s’est déroulée avec des moyens techniques considérables et une anticipation globale des événements : levage, ateliers de production de mortiers, répartition des stocks de ballast et des matériels de génie civil…

Aux premières heures du 12 août, avec une grue d’une capacité de 1 200 t, la SNCF et l’entreprise Maïa-Sonnier ont retiré les deux ponts-rails provisoires installés l’hiver dernier à l’aplomb du chantier. Les équipes du consortium Horizon Grand Paris, constituées de Bouygues Travaux Publics Ile-de-France et Solétanche Bachy, ont pris le relais. Après le retrait des deux têtes des piles provisoires, leur tâche a consisté à riper la dalle de couverture et de support de voies ferrées. Préfabriquée sur site depuis mars, celle-ci mesure 80 m de longueur, 25 m de largeur et 1,5 m d’épaisseur.

Vingt mètres en vingt minutes. Porté par les 42 tracteurs auto moteurs à transmission hydraulique du néerlandais Mammoet, soulevé d’environ 30 cm au-dessus des parois moulées, le chargement mis en mouvement par 244 essieux, soit 976 roues, a parcouru les vingt premiers mètres en vingt minutes ! Après le retrait de la seconde tête de pile, la deuxième phase a démarré vers 23 h 45. Le monolithe de béton a poursuivi son parcours plus lentement et par étapes. Suivi par les ingénieurs de la SNCF, de Bouygues TP et les opérateurs de Mammoet, il a fait l’objet de contrôles constants jusqu’au point de dépose, vers 1 h 15. Après la liaison dalle-parois moulées, les entreprises mandatées par la SNCF ont procédé au remblai de la dalle et des fosses de part et d’autre, puis à la pose des voies. Mercredi 16 au matin, le trafic reprenait sur la ligne N du Transilien, entre Montparnasse et Versailles-Chantiers.

Désormais, le consortium Horizon Grand Paris s’engage dans le creusement en sous-œuvre de la future gare souterraine qui accueillera, en 2022, la ligne 15 sud du métro, actuellement en percement entre Noisy-le-Grand et Pont-de-Sèvres. Pour le groupement, le chantier de travaux de cette gare atteint un montant d’environ 70 millions d’euros, dont 1 million pour la seule location des tracteurs de Mammoet.

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