Edito

Formation durable

Mots clés : Apprentissages - Démarche environnementale - Développement durable - Financement du logement

Compte tenu de l’avancement du réchauffement climatique, les objectifs du Grenelle de l’environnement devaient être très exigeants. Ils le sont : le niveau BBC (moins de 50 kWh/m2.an) pour les bâtiments neufs dès la fin 2012, des bâtiments neufs à énergie positive dès 2020 et une consommation moyenne ramenée alors à moins de 150 kWh/m2.an pour les logements sociaux existants, voilà des exigences dont chacun doit réaliser la haute ambition.

Elle implique une intensification de l’effort de recherche, déjà bien soutenu par l’Ademe. Et qui va déboucher sur plusieurs innovations, voire sur quelques sauts technologiques.

Les entrepreneurs et artisans sont donc confrontés à une double exigence de formation.

Une formation à ces nouvelles technologies. Mais aussi une formation à une offre globale, exigée tant par les lois de la physique que par le « bouquet de services », qui est leur traduction réglementaire de l’éco-prêt à taux zéro.

Cette mission est la plus difficile : les entreprises sont habituées à l’assimilation de nouvelles connaissances techniques, même si aujourd’hui le mouvement s’accélère, alors qu’il s’agit là de remettre en cause des mentalités verticales ancestrales et leur application dans l’organisation des chantiers. Tout en préservant la technicité produite par la spécialisation de ces entreprises.

Les solutions pour fédérer transversalement ces compétences ne manquent pas, depuis les structures de type Groupe 1000, présentées par leur inventeur, Gérard Moyse, aux 12 000 entrepreneurs réunis à Paris lors des récentes 24 Heures du Bâtiment, jusqu’au Gesec (voir p. 49 et suivantes), sans oublier quelques formules plus traditionnelles de regroupement.

Le marché de la performance énergétique, s’il est très exigeant, est aussi énorme. On ne comprendrait donc pas que les entreprises ne fassent pas le nécessaire pour le conquérir. Commettant alors l’erreur historique de laisser le champ libre aux énergéticiens, franchiseurs et autres marchands de crédit d’impôt.

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