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Formation continue : un tremplin pour l’avenir ?

Mots clés : Apprentissages - Architecte - Formation continue - Logiciels - Outils d'aide - Normalisation - Marquage CE

Longtemps négligée, la formation continue semble séduire un plus grand nombre d’architectes que par le passé. Elle est un investissement qui devient indispensable face à l’évolution de la profession : complexification des procédures, multiplication des normes, émergence de la maquette numérique.

« Une nécessité absolue », « L’avenir de la profession », « Une prise de conscience qui s’accélère »… La formation continue des architectesserait-elle devenue le Saint Graal d’une profession en pleine crise d’identité ? Oui, à entendre les responsables de l’Ordre qui assurent que cette question constitue l’une des clefs du repositionnement de l’architecture face aux enjeux actuels de la construction. Cet effort de formation permettrait, vu la complexité croissante du métier, de « passer du stade d’artisan à celui d’entrepreneur en architecture », selon Jean-Michel Daquin, président du conseil régional de l’Ordre d’Île-de-France.

Dans la pratique, et selon le dernier sondage du conseil de l’Ordre, un gros tiers seulement (35 %) des professionnels sondés considère la formation continue obligatoire comme indispensable. Et sur la question si médiatisée du BIM, huit architectes sur dix n’envisagent pas de se pencher sur la question dans les prochains mois. « C’est une profession qui s’est toujours formée sur le tas : la formation continue n’était pas dans leur culture », résume Florian Bonhomme, directeur du pôle de formation Environnement, Ville & Architecture (EVA). Selon ce dernier, la tendance a commencé à s’inverser à partir des années 2000, notamment avec la montée en puissance des normes (réglementation thermique, HQE, etc). La formation continue concerne aujourd’hui 63 % des architectes qui y ont eu recours sur les trois dernières années et 46 % au cours des douze derniers mois (chiffres CNOA).

Coût financier et disponibilité

La difficulté à se former est aiguë pour les architectes libéraux pour lesquels la prise en charge par le FIF-PL (fonds de formation des libéraux) est plafonnée à 1 500 € par an quand les salariés peuvent bénéficier jusqu’à 5 670 € de prise en charge (dans le cas de formation labellisée). « Non seulement, la prise en charge n’est pas totale, mais le remboursement peut prendre quelques mois, ce qui nécessite de faire une avance de trésorerie », reconnaît Denis Latour, président du Centre de formation des architectes et paysagistes d’Aquitaine (CFAA). « Cette problématique n’est pas neutre : les professionnels en libéral n’ont pas toujours les moyens de faire l’avance. » Pour d’autres, la question du...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 245 du 14/10/2015
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