Territoires Pays d’Aix

Fonscolombe redécouvre la vie de château

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

Au nord du Pays d’Aix, la petite commune du Puy-Sainte-Réparade (5 300 habitants) s’apprête à accueillir un projet d’envergure : la réhabilitation du château de Fonscolombe. Cette bâtisse du XVIIe siècle, classée monument historique pour la partie principale et inscrite pour les ailes et une partie des dépendances (4 000 m² de plancher au total) va faire l’objet d’un investissement global de 20 millions d’euros de la part du groupe Caravelle, qui l’a acquise en 2014. Objectif de cet opérateur déjà présent dans l’hôtellerie, les centres de vacances (Belambra) et l’industrie : y créer un complexe hôtelier 4 étoiles de 50 chambres, un restaurant de 300 m², et y installer les multiples équipements (transformateur électrique, station d’alimentation et de traitement des eaux usées, VRD, etc.) nécessaires à ce nouvel usage, tout en poursuivant la production viticole sur 17 des 60 hectares que compte le domaine.

Réhabilitation à l’identique.

Le projet, suivi par la direction régionale des affaires culturelles, a été confié aux agences Fabrica Traceorum (Marseille) et Vincent Bastié (architecte d’intérieur), aux bureaux d’études BETS et IGTech et à une vingtaine de PME régionales pour les différents corps d’état, du gros œuvre à la restauration des décors (staff, gypserie) et jusqu’à l’artisanat d’art. « Il s’agit d’une réhabilitation à l’identique des lieux, qui impose d’intégrer le plus discrètement possible les réseaux, les fluides et les nouveaux équipements, comme les ascenseurs, dans la partie protégée. Seul le restaurant sera une greffe contemporaine », explique Corrado De Giuli Morghen, architecte du patrimoine au sein de Fabrica Traceorum.

Chargées du gros œuvre, les entreprises Vivian & Compagnons de Castellane, Muzzarelli et Laithier (pour la partie château) ont notamment eu recours, sur les parties historiques du bâtiment, à la technique des planchers connectés : une dalle en béton est coulée sur les poutres en bois massif d’origine en utilisant des connecteurs métalliques, ce qui évite de recourir aux étaiements. « Nous intervenons avec une vingtaine de compagnons pour restaurer les façades, réaménager les espaces intérieurs, réhabiliter une chapelle. Pour nos équipes, c’est un chantier de 2 000 m² et un marché de 3 millions d’euros HT avec une vingtaine de compagnons mobilisés », explique Frédéric Beaudin, directeur général de Vivian & Compagnons de Castellane. L’ensemble du chantier, qui totalise une cinquantaine de compagnons, devrait s’achever à la fin de l’année ou au début 2017, pour une ouverture de l’établissement dans le courant 2017.

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