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Fondasol cherche à se diversifier

Mots clés : Géotechnique

Depuis sa création en 1958, le bureau d’ingénierie géotechnique Fondasol (50 millions d’euros de chiffre d’affaires 2013, 520 salariés) a développé ses métiers historiques – les sondages, l’ingénierie et la maîtrise d’œuvre géotechnique – en restant essentiellement dans l’Hexagone. En prenant la présidence de l’entreprise, après une dizaine d’années à la direction des opérations, Olivier Sorin a amorcé un changement de cap… Son ambitieuse stratégie se décline en quatre points. D’abord, se déployer à l’international. Deux agences ont été créées au Maroc (Casablanca) et au Cameroun. « Nous voulons y développer nos activités traditionnelles sur les infrastructures ferroviaires et routières, mais aussi sur le bâtiment », explique Stéphane Huguet, directeur commercial de Fondasol, qui entend aussi renforcer ses liens avec des majors à l’export. Son objectif : y réaliser 10 % de son activité d’ici cinq ans (2 % aujourd’hui).

Aller vers l’ingénierie de conception

Deuxième ambition : faire passer de 10 à 20 % la part d’ingénierie de conception (études G2, G3 et G4 de la norme sur les missions d’ingénierie géotechnique) dans son activité, alors que 60 % de son chiffre d’affaires provient aujourd’hui des sondages. Son troisième objectif : se diversifier. Fondasol vient de se doter de compétences en pathologies des structures et des matériaux, et en ingénierie des sites et sols pollués pour répondre aux marchés en croissance de la surveillance du patrimoine bâti et de la dépollution.
Enfin, Fondasol investit le marché de la maison individuelle. Depuis mars, l’entreprise développe une offre d’étude de sols 100 % dématérialisée baptisée Mygeo (mygeo.fr) auprès des constructeurs et des particuliers, et s’est équipée pour ce faire de machines spécifiques légères. Avec déjà 90 commandes à la clé dont 18 en Ile-de-France.
Comme tous les bureaux d’études géotechniques, Fondasol réalise pour l’essentiel une multitude de petits contrats (8 000 par an pour 6 000 euros unitaires en moyenne). Mais il s’appuie aussi sur les grands projets grâce auxquels le chiffre d’affaires a augmenté de 10 % entre 2011 et 2013 : après la LGV Tours-Bordeaux/Sud Europe Atlantique (SEA) ou la rocade L2 à Marseille, Fondasol travaille sur les lots 4 et 7 du Grand Paris. « Cet équilibre entre petits et gros projets nous aide à traverser la crise », conclut Stéphane Huguet.

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