Régions

Finistère Chantier à faibles nuisances pour Douarnenez Habitat

Mots clés : Bois - Efficacité énergétique - Energie renouvelable

Pour son nouveau siège en construction, le bailleur social de Douarnenez qui gère quelque 1 500 logements a retenu l’agence vannetaise Arcau, associée à l’architecte géobiologue Bernard Menguy. « Le maître d’ouvrage a posé des exigences environnementales et énergétiques fortes », souligne Jean-Pierre Thomas, responsable des chantiers chez Arcau. Au final, les 1 220 m² de siège (2,024 millions d’euros HT) sont construits sur la base d’une ossature bois avec une maçonnerie en béton cellulaire, des doubles vitrages à basse émissivité, un toit-terrasse végétalisé et équipé d’une membrane photovoltaïque, une chaudière gaz à condensation, etc.

Opération exemplaire

« Pour les murs à ossature bois, nous avons proposé une isolation à la laine de chanvre », se félicite Adèle Vautier, ingénieur environnement à l’agence Menguy. « L’objectif est d’atteindre le niveau des normes THPE (très haute performance énergétique). Douarnenez Habitat veut réaliser une opération exemplaire », poursuit Bernard Menguy.

Adèle Vautier a proposé de réaliser un chantier à faibles nuisances. Pour ce faire, une charte a été élaborée et jointe au dossier de consultation des entreprises. « Il s’agit de choses simples, comme le tri des déchets sur le chantier, l’utilisation d’huile de décoffrage biodégradable, la mise en place d’une aire de lavage pour les engins à béton, etc. », explique-t-elle.

Dans leurs réponses aux appels d’offres, certaines entreprises n’ont absolument pas pris en compte cet aspect des choses, ce qui les a évidemment exclues. Quant à celles retenues, elles ont bénéficié d’une réunion de sensibilisation obligatoire en début de chantier et de petits livrets techniques remis à chacun des compagnons. « Les entreprises ont beaucoup tiqué quand j’ai parlé de gestion collective des déchets ; chacune avait l’habitude de rapporter  » ses  » déchets. Mais finalement, nous y sommes parvenus, notamment parce que la société Joncour-Le Fur qui réalise le gros œuvre a joué le jeu », raconte Adèle Vautier. Pour la société Joncour-Le Fur, s’inscrire dans une démarche « faibles nuisances » a nécessité 4 000 euros d’investissement, notamment avec l’achat des cuves pour les huiles. Mais il s’agit d’équipements qui lui serviront sur d’autres sites.

Démarré au printemps dernier, le chantier devrait s’achever en juin 2010.

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