Annuel immobilier

Financement participatif Trois conseils pour réussir sa levée de fonds sur le web

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Télécommunications

Le crowdfunding permet de financer la construction de logements et d’immeubles tertiaires.

Lever 1 million d’euros en quelques heures pour financer un programme immobilier tertiaire ou résidentiel ? C’est possible avec les plates-formes de crowdfunding spécialisées. Cette prouesse a cependant un coût : 10 % de rendement pour les investisseurs et des frais importants (jusqu’à 9 % des montants levés, en plus des frais de gestion). La levée de fonds est « remboursable entre 12 et 24 mois en général », signale Souleymane Galadima, fondateur de Wiseed. Voilà pour le fonctionnement. Reste à séduire les particuliers.

Un projet bien ficelé. Inutile de candidater au crowdfunding sans disposer d’un permis de construire purgé de tous recours, d’une garantie financière d’achèvement (GFA), et sans avoir commercialisé 40 à 50 % du programme. Pour Souleymane Galadima, « les promoteurs doivent amener des opérations qualitatives et être récurrents pour rassurer les investisseurs et créer une communauté ». Cela permettra aussi de mieux négocier les honoraires de la plate-forme.

« Le crowdfunding, c’est cher, mais c’est très efficace », concède Christophe Capelli, P-DG du groupe Capelli, qui a levé 600 000 euros en moins d’une heure. En plus du taux d’intérêt à reverser aux internautes investisseurs, il faudra en général s’acquitter de frais d’ouverture et de fermeture de la levée de fonds.

Faire preuve de transparence. Les sites web veulent tout savoir. « On analyse les risques administratifs, techniques, et commerciaux inhérents au projet », assure Joachim Dupont, cofondateur d’Anaxago. Ces informations seront mises à la disposition des internautes et complétées par un plan-masse de l’opération, des plans et des éléments financiers.

Jouer le jeu du participatif. Les internautes qui investissent dans l’opération immobilière n’ont souvent aucune connaissance en promotion immobilière. Ils auront des questions sur l’évolution du projet. En général, les promoteurs forment un salarié de la plate-forme de crowdfunding pour répondre aux questions. Mais parfois la formation ne suffit pas, et le site web renvoie vers le promoteur. « Les gens nous téléphonent pour savoir comment est utilisé leur argent, relate Olivier Cantrel, directeur général de Kalelithos. Nous veillons à ne pas nous laisser submerger, pour nous concentrer sur notre cœur de métier : la promotion immobilière. »

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ENCADRE

24,3 millions d’euros financés par le crowdfunding au 1er semestre 2015.

1,75 million d’internautes ont participé au financement d’un projet au 1er semestre 2015.

Source : Financement Participatif France (FPF)

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