Actualité

Filière construction Pas de reprise avant le second semestre 2010

Mots clés : Conjoncture économique - Efficacité énergétique

Pas de reprise avant le second semestre 2010 : c’est le pronostic des acteurs majeurs de la filière construction interrogés au premier trimestre par la société de conseil Oliver Wyman, dont le siège est à New York mais qui compte 300 consultants à Paris. L’étude balaye le BTP des constructeurs aux promoteurs, architectes, distributeurs… (soit 420 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et analyse les réponses de chefs d’entreprises qui réalisent plus d’un million de chiffre d’affaires ainsi que celles de 25 décideurs membres des comex d’entités dépassant les 100 millions.

Pour 44 % d’entre eux, le rebond n’interviendra qu’au second semestre, 24 % le voyant seulement en 2011. Et il viendra d’abord de la commande publique – du logement social et des bâtiments ou des infrastructures publiques (voir graphique ci-dessus) – ou de l’initiative publique (la relance bancaire pour 84 % des sondés, des mesures fiscales pour 76 %).

L’étude prend la mesure des espoirs mis dans l’environnement : dans les années à venir, les trois quarts des personnes interrogées croient qu’il sera source de croissance, loin devant tout autre motif. Mais aussi celle des défis techniques qu’il va falloir relever, notamment la mise en place des contrats de performance énergétique (76 %) qui fixent des obligations de résultat. 84 % pensent que l’environnement les conduira à investir dans de nouvelles technologies et/ou de nouveaux produits tandis que 48 % estiment qu’il faudra développer de nouvelles activités liées aux économies d’énergie. Un virage qu’ils sont 76 % à prévoir de gérer en développant des offres énergétiques nouvelles avec des partenaires. Mais, interrogés sur les défis liés à l’innovation, ils ne sont que 36 % à miser sur la standardisation. Très lucidement, 88 % des personnes sondées estiment que le défi majeur réside dans l’aptitude des entreprises générales et des installateurs à proposer et mettre en œuvre les innovations. Enfin, l’enquête met en lumière un virage des dirigeants vis-à-vis du marketing puisque 68 % estiment que le développement d’offres adaptées pour chaque type de segment est utile (contre 20 % ces cinq dernières années).

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X