[TO] Urbanisme et aménagement

Festival Des jardins hauts en couleur à Chaumont-sur-Loire

Mots clés : Aménagement paysager - Eclairage urbain - Espace vert - Manifestations culturelles

Le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire a choisi le thème de la couleur pour sa dix-huitième édition. Artistes et paysagistes explorent les subtiles nuances du monde végétal, sous forme de compositions monochromes ou de camaïeux. Nouveauté de ce festival : les jardins peuvent se visiter de nuit,grâce à leur mise en lumière.

La palette végétale regorge d’associations chromatiques infinies. C’est ce qu’ont voulu montrer les organisateurs de ce 18e Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire qui se tiendra jusqu’au 18 octobre, avec dix-neuf projets sélectionnés sur concours (parmi 300 propositions venues du monde entier), trois jardins existants remaniés et cinq « Cartes vertes » attribuées à des personnalités, dont le botaniste Patrick Blanc.

Tous mettent en évidence l’importance des couleurs dans la composition du paysage. Les équipes, constituées d’architectes, de paysagistes, d’artistes plasticiens, et même d’un coloriste réputé dans le domaine de la coiffure, ont travaillé sur le thème en déterminant leur palette chromatique par association de végétaux.

Sur les parcelles, les jardins sont mis en scène selon des scénographies qui interrogent le pouvoir des couleurs. Le jardin « Recto Verso » explore les possibilités du rouge à travers vingt et une espèces végétales disposées en bandes sur fond vert. « Transposition » reconstitue le cercle chromatique par un platelage bois concentrique d’où l’on perçoit le mélange des couleurs. « Ultraviolet » s’intéresse aux limites du spectre visible au moyen de végétaux perçus à travers un rideau de lunettes solaires anti-UV. Plus austère, « Apesanteur » est un jardin sans plantes où le noir, en référence au peintre Soulages, s’affirme comme couleur.

La plupart de ces jardins s’apparentent davantage à des installations artistiques qu’à des créations paysagères au sens strict, probablement à cause de la thématique très abstraite de la couleur. Au final, le public sort de la visite de ces jardins enrichi par la grande diversité des végétaux représentés, et par l’impact pro-voqué par leurs couleurs sur notre perception du paysage.

Jardins de nuit

La forte proportion des compositions monochromes crée un parcours très contrasté passant de jardins noirs, bleus, jaunes ou rouges. La nuit, les contrastes, au lieu de s’effacer, s’accentuent encore. Car la grande nouveauté de cette édition réside en une mise en lumière nocturne, rendue possible par un partenariat entre le Domaine de Chaumont, Philips (pour le matériel), Citéos (pour la mise en œuvre électrique) et Néo Light (pour la conception lumière). Ainsi, pour la direction du Domaine, les jardins peuvent désormais s’inscrire dans la continuité des animations lumineuses qui parcourent le parc et le château.

Au-delà du spectacle, la stratégie de Philips est aussi d’ouvrir ce marché aux collectivités, petites et grandes, pour leur démontrer la possibilité de mise en lumière à moindre coût d’une place, d’un parc, d’un monument, etc. Et cela, grâce à l’utilisation de diodes électroluminescentes colorées (LED), à très faible consommation énergétique. « Pour preuve, l’ensemble des 260 appareils qui illumine les jardins de Chaumont représente une puissance de 3 kW, soit l’équivalent d’un fer à repasser », résume le représentant du groupe.

En savoir plus : www.domaine-chaumont.fr

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