Territoires

FCB, locomotive du développement métropolitain

Ici ont vu le jour les premières locomotives à vapeur, les ascenseurs de la tour Eiffel et le pont Alexandre III… mais l’ancienne usine Fives-Cail Babcock (FCB) incarne désormais l’avenir et les enjeux de la Métropole européenne de Lille (MEL). De par sa taille (25 ha) et son positionnement géographique en cœur de ville, le site constitue une opportunité unique d’accueillir un grand projet de renouvellement urbain croisant les différentes dimensions du territoire : dynamique métropolitaine, restructuration des faubourgs lillois et restauration du lien entre un quartier – Fives – et son patrimoine industriel.

Issu d’études conduites par l’AUC, le projet d’aménagement du secteur (maîtrise d’ouvrage politique : MEL, Ville de Lille, Ville de Hellemmes) s’inscrit pleinement dans les orientations de la ville intense et durable. Sous la maîtrise d’ouvrage technique de la SAEM Soreli, concessionnaire jusqu’en 2023, le projet FCB, qui bénéficie de la labellisation nationale EcoQuartier, va s’étaler sur deux décennies. Le programme prévoit la construction de 1 200 logements, le développement d’activités économiques et tertiaires sur 20 000 m2, la réalisation d’équipements (lycée hôtelier, piscine) ainsi que l’aménagement de 120 000 m2 d’espaces publics et d’un parc de 7 ha en réseau.
Les imposantes halles de FCB ne sont pas sans rappeler celles d’Alstom sur l’île de Nantes. Mais la comparaison s’arrête là pour Fabienne Duwez, la directrice générale de la Soreli : « L’île de Nantes c’est l’expression de la puissance publique. Ce qui nous est demandé c’est d’inventer de nouveaux moyens de rentrer dans un projet, de trouver des cohérences programmatiques qui permettent d’absorber un budget énorme. »
Pour la partie logement, la Soreli a, par exemple, lancé un appel à manifestations d’intérêt. Succès total : 40 promoteurs ont répondu, lesquels se sont répartis en 11 groupes de réflexion pour imaginer les modes d’opérer. Sur la base de ces travaux, un document a été produit, qui va servir de point d’appui au premier concours de groupements de promoteurs ouvert ce mois de juin pour une tranche de 200 logements. Un second sera lancé dans un an. L’objectif est de produire une masse critique dans les cinq ans, de nature à rassurer le monde du BTP.
Car l’idée est « d’embarquer tout le monde » dans un projet qui ne s’interdit rien : ni la démolition, qui n’était pas un préalable, ni les ruptures d’échelle, avec – pourquoi pas – du logement montant jusqu’à R + 13 dans un quartier bas, ni l’innovation dans les usages.
Pour l’heure, c’est le futur lycée international hôtelier, conçu par le Britannique Caruso St John, qui donne corps au projet : 1 000 étudiants l’investiront en 2016. Cinq autres grands chantiers sont sur le point de démarrer : l’ouverture du site sur le quartier de Fives par des démolitions, la création d’une nouvelle voie faisant la liaison avec le métro, la construction d’une cuve monumentale (9 m de hauteur, 16 m de diamètre) de rétention des eaux pluviales, des travaux de désamiantage et la commercialisation des premiers logements.

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