Logistique Gestion

Faites de votre stock un levier de compétitivité

Mots clés : Management

L’équilibre entre le respect de la promesse client et les coûts induits suppose un management fin des stocks. Une source de compétitivité et un moyen de se démarquer au plan commercial.

L’art d’une bonne gestion de stock est de maintenir un équilibre entre un taux de service maximum voulu et un coût de possession optimisé. Si la fixation de ces deux paramètres est à l’appréciation de chaque entreprise, leur niveau est adapté, en revanche, au moyen d’une segmentation des produits au comportement « homogène ».

Selon des analyses inspirées de la loi de Pareto, dite aussi « loi des 20/80 », cette approche sert à définir des règles de gestion propres à chaque famille de produits identifiée. Là encore, les critères pour définir cette segmentation dépendent de la stratégie de l’entreprise.
Divergences internes. Le plus souvent, la part du stock dans le chiffre d’affaires ou sa valeur totale guident ce classement. D’autres critères peuvent être pris en compte, comme la marge ou le profit net par article ou famille d’articles, la quantité, l’encombrement… Ces règles déterminent deux facteurs au cœur de la gestion des stocks : la date de commande (ou de réapprovisionnement), et la quantité par commande (ou par réapprovisionnement). Ces deux facteurs peuvent être fixes ou variables.
Dans le négoce comme dans la distribution en général, le stock concerne des produits finis pour l’essentiel. Pour toutes les catégories d’articles identifiées,la bonne gestion du stock consiste, en bout de chaîne, à honorer la promesse client selon les termes de sa commande, de délai de mise à disposition et/ou de livraison en particulier.
Politique du juste-à-temps. Dans le négoce, cette vision des chefs de produits partagée par les équipes commerciales et marketing peut cependant différer de celle du contrôleur de gestion, du comptable, des acheteurs, voire des approvisionneurs, dont les missions sont d’optimiser les coûts d’acquisition, de stockage et de dévalorisation.Pour concilier les deux approches, les tenants du « zéro stock » par des organisations « Juste à temps » débordent d’imagination. Sur le terrain, toutefois, les risques dus au délai de réapprovisionnement des fournisseurs, aux saisonnalités ou au manque de fiabilité des prévisions limitent sa pertinence.
Au mieux, les procédures « Juste à temps » tendent vers la réduction des stocks, souvent plus dispersés sur toute la chaîne de distribution, qu’à leur élimination.
Le difficile exercice des prévisions. Entre la rupture à l’origine d’une perte de chiffre d’affaires et d’une probable perte de clients, et un excédent de stock qui coûte avec un risque de dépréciation, les équilibres à trouver par famille de produits supposent d’actionner plusieurs leviers, dont la maîtrise des délais fournisseurs.
Cette dernière sert à établir un stock minimal et un seuil d’alerte qui déclenche la commande avec, le cas échéant, une marge pour éventuels retards de...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 419 du 07/06/2016
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X