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Extraire 40 000 t de vase d’un bassin, sans en perdre une goutte

Mots clés : Gares, aéroports - Terrassement - Tourisme - Transport maritime

Terrassement. CDES mène une campagne d’entretien dans le port de plaisance d’Arcachon, en Gironde. Objectif propreté pour ces terrassements vaseux en pleine cité balnéaire.

Le port d’Arcachon, ce sont des bateaux de plaisance amarrés au bord d’une ville de villégiature réputée et cossue. Mais pas seulement ! Comme tous les ports, ce dernier subit un envasement progressif qu’il faut traiter régulièrement. Quand CDES (Curages, Dragages et Systèmes) a postulé pour retirer 40 000 t de vase sur une surface de 4 ha, le spécialiste des travaux maritimes et fluviaux savait qu’il devait apporter un grand soin à la propreté du chantier et de ses abords. « La vase est un matériau très fluide qui s’échappe des bennes en coulant. C’est pourquoi nous avons fabriqué nos propres bennes, hermétiques », précise Mathieu Audebert, directeur général de CDES. Ces bennes rectangulaires, d’une capacité de 20 m3, sont coiffées d’un toit soudé dans lequel est pratiquée une ouverture en entonnoir dont la forme s’adapte parfaitement à celle d’une benne preneuse à deux coquilles de type « Poclain ». Cet outil est manipulé par une pelle de manutention Hitachi à cabine surélevée qui vient remplir les bennes sans que rien ne déborde. Une fois chargées, celles-ci partent vers un centre de traitement situé à une quinzaine de kilomètres, géré par la société Sovasol. Là, les vases sont dépolluées puis recyclées. « C’est loin. Pour tenir la cadence sans rupture de flux, il nous faut huit bennes. Nous les avons », calcule Mathieu Audebert. Car, en amont de cet atelier de chargement, il y a le terrassement qui, lui, ne doit pas s’arrêter. Celui-ci s’effectue au godet de curage monté sur une pelle Komatsu PC210 à équipement long (15,50 m de portée). Installée sur un ponton, la pelle cure jusqu’à une cote fixée, qu’elle respecte grâce à un guidage par laser. « Nous sommes dans un port. Il est donc facile de faire partir un plan laser depuis le quai. Dans d’autres conditions, nous utilisons le GPS. » La Komatsu verse dans des barges de 25 m3 qu’un pousseur déplace sous l’Hitachi pour être vidées. Autour de la zone traitée, un barrage flottant empêche l’eau chargée par les remous du godet de s’échapper car, non loin de là, sont les premiers parcs à huîtres… « Des sondes flottantes analysent la qualité de l’eau un peu plus au large. Si celle-ci est trop chargée en particules, une alerte est envoyée sur le téléphone portable du gestionnaire du port. » Cela s’est déjà produit, mais les jours de tempête, sans que les opérations de curage en soient responsables.

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