Réalisations CHARLES-HENRI TACHON

EXTENSION DE COLLÈGE – SAULIEU

Mots clés : Education - ERP sans hébergement - Rénovation d'ouvrage

L’extension du collège de Saulieu est un geste architectural tout en puissance retenue. Participant à recomposer l’entrée du cœur historique de la ville, elle s’affirme par une extrême rigueur structurelle qui construit l’espace autant qu’elle l’aménage.

Quand on emprunte la nationale 7 qui traverse Saulieu, c’est une impressionnante proue en bois qui surgit, une sorte de navire posé sur son socle de béton. L’opération est modeste mais le résultat dépasse ce que l’on pourrait attendre d’une simple adjonction destinée, pour l’essentiel, à abriter six classes de cours. Au-delà de sa fonctionnalité, le bâtiment fait événement et s’impose d’emblée comme un repère institutionnel dans la ville. A l’image classique des collèges de Jules Ferry, la nouvelle aile vient compléter le dispositif en L de l’existant pour constituer une cour fermée en U.

Singulière sans être gratuite, la forme a été guidée par une implantation en limite de parcelle, dont elle épouse la ligne incurvée, et par un toit à deux pans couvert de tuiles, comme l’exigeaient les services de l’architecture et du patrimoine.

La base maçonnée suit fidèlement l’inclinaison du terrain mais l’effet de courbe est retourné dans la symétrie du faîtage, une manière audacieuse d’établir une connexion formelle entre deux figures géométriques difficilement conciliables.

Sortir de l’orthogonalité

En fond de cour, calé sur les niveaux du collège ancien, un petit bâtiment établit une liaison intérieure avec la partie contemporaine. Entièrement traité en béton brut, le rez-de-chaussée de l’extension accueille le foyer des élèves, des sanitaires et des vestiaires. Il est traversé par un préau sur lequel donne la nouvelle entrée qui, déplacée, bénéficie d’un accès facilité grâce à la place attenante. De ce côté, dans le respect des maisons mitoyennes, la façade s’inscrit dans leur prolongement, tout en marquant un retrait...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 257 du 13/02/2017
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