Grand Paris

EuropaCity, le pari d’une « nouvelle forme de ville »

Mots clés : Manifestations culturelles - Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

L’agence BIG a conçu ce projet de complexe commercial et de loisirs, d’une taille comparable à celle du quartier de l’Opéra.

«Inventer une nouvelle forme de ville qui combine à la fois des paysages ouverts, une densité et une intensité urbaine avec des activités diversifiées, l’espace ainsi créé permettant de réunir en un seul endroit urbanité et ruralité. » Telle est l’ambition de Bjarke Ingels, fondateur de BIG (Bjarke Ingels Group), concepteur (1) du projet EuropaCity, porté par Immochan, filiale immobilière du groupe Auchan. Le 30 mai, dans le cadre du débat public qui s’achèvera le 30 juin, l’architecte danois a présenté les lignes-forces de ce complexe immobilier XXL (740 000 m2) mêlant commerces, équipements de loisirs et culturels, hôtels, restaurants…

Occupant 80 ha de terres agricoles au sud du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), soit une échelle comparable à celle du quartier de l’Opéra, EuropaCity s’étirerait sur 1,2 km en bordure de l’A1 (à gauche sur le visuel) et sur un peu plus de 900 m le long du boulevard intercommunal du Parisis (BIP), qu’il enjamberait pour se connecter à la future gare du Grand Paris Express (au premier plan, à droite sur le visuel). Colonne vertébrale du projet, le « loop », boulevard circulaire piétonnier de 1,5 km, desservirait l’ensemble des activités, complété par un réseau de rues piétonnes et une grande place centrale. « EuropaCity serait divisée en sous-quartiers, chacun étant thématisé par un équipement culturel ou de loisirs : la grande halle d’exposition, le parc aquatique, le parc des neiges… le commerce servant de lien entre ces équipements », décrit Christophe Dalstein, directeur d’EuropaCity.
Elément le plus spectaculaire du projet : son toit ondulant, végétalisé, accessible au public, avec quelques points hauts offrant des vues sur Paris (hauteur maximale : 40 m). Le lieu de rencontre de cette toiture paysagère avec le sol formerait un parc de 10 ha, qui se prolongerait au sud par une ferme urbaine. Enfin, comme l’a expliqué Bjarke Ingels, l’envergure d’EuropaCity favoriserait la mise en place de synergies, dans le domaine énergétique notamment (entre le parc aquatique et le parc à neige, par exemple) permettant la création « d’un écosystème cohérent ». Le 30 novembre au plus tard, le maître d’ouvrage devra indiquer s’il abandonne ce projet, qui suscite une vive opposition, ou s’il le poursuit. « Dans cette seconde hypothèse, nous apporterons un certain nombre de modifications pour tenir compte du débat public », conclut Christophe Dalstein.

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La ZAC du Triangle de Gonesse pour écrin

Le projet EuropaCity s’inscrit dans la ZAC du Triangle de Gonesse (299 ha), dont le dossier de création sera présenté au conseil d’administration de l’EPA Plaine de France, le 29 juin. S’il donne son feu vert, la ZAC pourrait être créée par le préfet avant la fin de l’année. La proximité de l’aéroport du Bourget interdisant la construction de logements, hormis des chambres d’hôtels, le site accueillera un parc d’affaires sur 140 ha, 60 ha d’espaces paysagers et EuropaCity sauf si le projet est abandonné. « Dans ce cas-là, la ZAC sera quand même lancée », avertit Damien Robert, directeur général de l’EPA Plaine de France.

(1) Avec Base, Bureau Michel Forgue, Carlo Ratti Associati, Lamoureux Acoustics, François Leclercq, Muriel Pagès, SCAU, Setec, Transsolar.

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