Régions Marseille

Euroméditerranée met le cap au nord

Après Smartseille d’Eiffage (58 000 m² de SP), les chantiers de l’Ecocité phocéenne (169 ha) vont se poursuivre plus au nord. Cette mutation aura pour décor opérationnel la première ZAC de l’extension Euromed 2 : la ZAC littorale (53 ha). Objectifs ? Développer un quartier de ville métropolitain (700 000 m2 de SP) regroupant de l’habitat (500 000 m2 , soit 6 400 logements, dont 25 % sociaux et 15 % à prix maîtrisés), des bureaux (127 000 m2 ), des commerces et des locaux d’activités (42 000 m2 ), ainsi que des équipements (28 500 m2 ).

Antithèse d’un quartier dortoir. Lauréat en 2015 d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par l’établissement public d’aménagement Euroméditerranée (EPAEM), le groupe Bouygues est à la manœuvre pour imaginer, au sein de la ZAC, l’îlot XXL, soit 14 ha autour du marché aux puces. A la fin juillet, Linkcity, Bouygues Immobilier et l’architecte-urbaniste François Kern ont présenté les grands axes de ce projet de renouvellement urbain. Fruit d’un travail de coconception associant François Leclercq, auteur du schéma d’aménagement de l’Ecocité, ce plan-guide esquisse les contours des macrolots qui formeront l’armature programmatique de l’opération. En mars 2017, à l’issue d’un semestre d’études complémentaires, cet engagement sera gravé dans le marbre par une convention-cadre qui fixera la programmation des premiers projets immobiliers en vue du dépôt de permis de construire. L’enjeu est de « développer une ville fabricante et inclusive qui soit l’antithèse du quartier dortoir », indique Patrick Grégoire, chef de projet « ZAC littorale » au sein de l’EPAEM. D’ici à 2022, il s’agit de réaliser 252 793 m2 de SP mêlant logements (161 872 m2 ), bureaux (58 118 m2 ), commerces (10 038 m2 ), activités (13 149 m2 ) et équipements publics (bibliothèque, école, pôle socio-éducatif… ).

Sur le plan économique, l’aménageur souhaite aller vite. Il est en discussions avancées avec la société Ici Montreuil pour la reconversion d’une friche industrielle (l’ancienne savonnerie Romieu, 3 600 m2 de SP) située près de la station de métro Bougainville. Avec l’appui de la Cepac, de la Caisse des dépôts et de la Sogima, l’entreprise francilienne envisage de dupliquer à Marseille le concept d’« usine de création collaborative et solidaire » qu’elle a développé dans l’est parisien.

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