Régions Nord

Euralille : Jean-Louis Subileau passe le témoin

«Vous partez, mais vous laissez un projet en mouvement. Toute la profession peut vous saluer pour cela. » L’urbaniste Isabelle Menu exprime ainsi tout haut ce que promoteurs, architectes et urbanistes présents à l’hommage rendu à Jean-Louis Subileau le 27 septembre pensaient tout bas. Devant une salle comble de la gare Saint-Sauveur, le directeur général d’Euralille a passé le témoin à un autre grand prix d’Urbanisme, Laurent Théry.

Grands projets à petits pas

Pour Pierre Mauroy (qui compte ses apparitions et a préféré Euralille à la cérémonie du Grand Stade), Jean-Louis Subileau a construit la ville autour de cette « botte des banques », le monument de Portzamparc. Le sénateur Yves Dauge a rappelé le temps des grands projets de François Mitterrand, et le « mentor urbain » de Jean-Louis Subileau, François Grether, a salué son travail sur les terrains Renault de Boulogne-Billancourt « qu’il n’a pas à regretter ». Son complice de longue date et directeur de l’agence d’urbanisme Nathan Starkman a souligné sa méthode, « sa rage de faire » déjà présente à l’Atelier parisien d’urbanisme où ils ont commencé. Xavier Bouffart, président de la MAV et Floris Alkemade, le bras droit de Rem Koolhaas, n’ont pas dit autre chose, ce dernier soulignant sa capacité à « réaliser de grands projets avec des petits pas ». Martine Aubry a poursuivi l’hommage en rappelant que, sous la direction de Jean-Louis Subileau, plus de 450 000 m² de Shon ont été commercialisés. Et qu’en douze ans, la surface utile d’Euralille a doublé. « Il faut maintenant préparer la transition vers Euralille 3000, conclut-elle, et travailler à densifier le quartier d’affaires. »

Aménageur de charme

Avec Euralens, le projet urbain qu’il porte autour du Louvre dans le bassin minier, Jean-Louis Subileau ne quitte pas le Nord. A Euralille, il laisse un projet de densification que Laurent Théry, « l’aménageur de charme ! », pourra mettre en œuvre. Une délibération sera proposée le 5 novembre au vote de la communauté urbaine pour engager ce travail. Et celui qui a longtemps milité pour que soit confié à la SAEM Euralille l’aménagement de la friche Saint-Sauveur, salue avec malice Martine Aubry : « Vous me rendez plus heureux que Moïse, que le Seigneur n’a pas permis d’entrer en terre promise. Moi, j’y suis ! »

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