Territoires Pas-de-Calais

Euralens dessine les contours d’un pôle métropolitain du Bassin minier

«C’est une idée ancienne qui a suivi une courbe sinusoïdale dans l’enthousiasme et l’intérêt qu’elle a suscités. » Bernard Masset, le délégué général d’Euralens, résume ainsi les faits. Il y a encore deux ans, la communauté urbaine d’Arras (CUA), la communauté d’agglomération du Douaisis (CAD) et la communauté de communes d’Osartis-Marquion envisageaient de lier leur destin aux communautés d’agglomération de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay au sein d’un grand pôle métropolitain interdépartemental réunissant près d’un million d’habitants. Mais rien n’est venu donner corps à ces belles intentions et finalement, la politique a eu raison de ce mariage, les fiancés (tous membres de l’association Euralens) décidant de garder leur indépendance.

Alors que les statuts d’un futur pôle métropolitain Artois-Douaisis ont été déposés en préfecture, les choses s’accélèrent dans le Bassin minier : Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay ont missionné Euralens pour préfigurer un pôle métropolitain à trois (environ 600 000 habitants) et favoriser sa création à une échéance de six mois. Les choses pressent, en effet, Daniel Percheron, le président sortant de la région Nord-Pas-de-Calais, souhaitant préflécher les crédits du contrat de plan 2015-2020 vers des entités constituées.

Agence d’urbanisme commune.

Un groupe de techniciens s’est donc mis au travail dès le 1er septembre dans un calendrier extrêmement contraint : dessiner pour fin novembre, date de l’assemblée générale d’Euralens, les contours du futur pôle, en définir les objectifs (en matière d’aménagement, de développement et d’environnement), et réfléchir à la structure juridique la mieux à même de porter le projet, vraisemblablement un syndicat mixte.

« On ne part pas de rien, beaucoup d’actions concrètes ont déjà été réalisées, souligne Bernard Masset. Au-delà de la centralité lensoise, il s’agit désormais de mener les réflexions à l’échelle d’un territoire homogène et significatif, qui a une cohérence historique, sociale et paysagère. » Le projet de Chaîne des parcs, qui consiste à faire lien entre 2 300 ha d’espaces verts, illustre parfaitement la démarche. La création d’un pôle métropolitain, même à marche forcée, sous-entend que les outils ad hoc soient mis en place. Une agence d’urbanisme commune aux trois agglomérations est ainsi en gestation à partir de celle de l’arrondissement de Béthune (AULAB).
L’assemblée régionale, qui sera élue en décembre, aura, bien sûr, son mot à dire mais, quel que soit son président, il ne pourra occulter cette nécessité de s’inscrire dans de grands équilibres territoriaux, qui ne sont d’ailleurs pas figés. Le président de la CUA Philippe Rapeneau lui-même continue de penser que « l’Artois a vocation à travailler avec le Bassin minier dans le cadre d’un pôle métropolitain ».

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