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Equipements routiers : un patrimoine vieillissant

Mots clés : Conservation du patrimoine - Innovations - Réseau routier

L’innovation et l’entretien du patrimoine routier sont les axes de réflexion des professionnels.

«L’infrastructure routière et les équipements qui lui sont associés – la signalisation verticale et horizontale, les dispositifs de retenue, etc. – ont un rôle majeur à jouer dans le domaine de la sécurité routière. » S’appuyant sur les résultats d’un sondage réalisé en août dernier par OpinionWay auprès de 1 043 personnes sur le thème « Les Français et la sécurité routière », Julien Vick, délégué général du Syndicat des équipements de la route (SER), rappelle que les Français sont attachés à leur réseau routier, et plus particulièrement à son niveau de service et de sécurité. « L’absence ou la mauvaise lisibilité des dispositifs de signalisation arrivent au deuxième rang des préoccupations des personnes interrogées, après la drogue et devant l’alcool et la vitesse », fait-il savoir. Et le délégué général d’ajouter : « La question des équipements routiers n’est donc pas à négliger dans ce domaine. Des pistes de réflexion et d’amélioration, à moindres coûts, existent. »

Parmi celles-ci, les innovations technologiques occupent une place de choix. « La route du futur, plus sûre, écologique et intelligente, passe aussi nécessairement par des équipements plus performants », rappelle Julien Vick. Ainsi, une nouvelle génération de contrôleurs de carrefours à feux (les automates qui gèrent les feux de circulation), qui communiqueront directement avec les véhicules, est en voie de développement. En outre, les panneaux rétroréfléchissants ainsi que le marquage au sol recyclable et le marquage de nuit visible par temps de pluie (VNTP) pourraient connaître un essor dans les années à venir.

Budgets des collectivités en baisse.

Mais, avant d’envisager la forme que prendra la route de demain, le maintien en l’état de la signalisation sur l’ensemble du réseau national – à l’instar de l’infrastructure elle-même – est un défi bien actuel pour les professionnels du secteur. « Le patrimoine des équipements de la route est un patrimoine vieillissant. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 30 à 40 % des panneaux ont aujourd’hui dépassé leur durée de vie et ne sont plus conformes à la réglementation. Leur moyenne d’âge est de 17 ans alors qu’ils sont généralement conçus pour une durée de service n’excédant pas une douzaine d’années. Et une route sur deux n’est pas marquée en France », énumère Julien Vick. Une situation qui n’est pas prête de s’améliorer si aucune mesure conservatoire n’est prise et si les ressources financières des collectivités locales continuent de se tarir. « Depuis 2013, le budget des pouvoirs publics dévolu aux équipements routiers diminue en moyenne de 50 millions d’euros par an, sur une enveloppe globale d’environ 450 millions. Or, il faut toujours intervenir le plus tôt possible pour limiter au maximum les coûts d’entretien », indique le délégué général du SER. Toutefois, intervenir sur le patrimoine suppose de d’abord le connaître pour mieux le gérer. « Inventorier, mesurer, programmer sont les trois piliers d’une politique d’équipements digne de ce nom et adaptée au contexte actuel. Il nous faut désormais la mettre pleinement en œuvre », conclut Julien Vick.

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Un nouvel index de signalisation routière

Mi-juillet, les index divers de la construction comptait un nouvel index : l’index Travaux de signalisation horizontale (TSH). Cet index a été créé par l’Insee en collaboration avec le Syndicat des équipements de la route (SER), répondant ainsi une demande des professionnels intervenant sur des marchés de travaux de signalisation au sol. En effet, alors qu’il existe un indice pour les produits de marquage routier (indice PMR), les travaux de signalisation routière n’étaient pas représentés par un index. C’est chose faite avec le TSH qui concerne tous types de travaux de signalisation horizontale, que ce soit de la signalisation urbaine ou routière. Il est composé de plusieurs indices dont un indice de salaires à hauteur de 35 %, 6 % d’indice transport et 6 % d’indice énergie, de 8 % d’indice matériels et de 40 % de l’indice PMR. Sa dernière valeur a été publiée le 16 septembre 2015. Retrouvez-la dans le tableau des index divers de la construction en page 103, ou sur le site www.lemoniteur.fr/indices-index.

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