Enjeux Tunnel du Lyon-Turin

Entreprises, tenez-vous prêtes !

Mots clés : Ouvrage d'art - PME - Réglementation

L’ouvrage entre dans sa phase de construction.

Les premiers appels d’offres seront publiés cette année.

Les PME espèrent une part des 5,5 milliards d’euros.

Ils étaient 250 entrepreneurs à Turin, le 22 mai. Ils devraient être deux fois plus nombreux à Lyon, ce 21 juin, pour la seconde étape du « roadshow » du Tunnel euralpin Lyon-Turin (Telt), maître d’ouvrage. Au programme, la présentation des premiers appels d’offres et de leur calendrier. « Après une longue période d’études et de travaux préparatoires, nous entrons dans la phase 2 du projet, la construction du tunnel proprement dite », se réjouit Hubert du Mesnil, le président du Telt, chargé de la réalisation et de la gestion du tunnel bitube de 57,5 km entre Saint-Jean de Maurienne et Suse. Un moment charnière qu’attendaient bon nombre d’entreprises.

A partir de cet automne et jusqu’en 2019, 81 appels d’offres répartis en 12 lots seront lancés (voir page 14) , pour un montant global de 5,5 milliards d’euros. Le marché le plus important atteint 1,3 milliard d’euros en génie civil. Le maître d’ouvrage a cependant souhaité fragmenter les consultations. « C’est la première fois qu’un tel système est mis en place afin d’offrir aux PME du territoire des opportunités qui ne se cantonnent pas à la sous-traitance », indiquait Mario Virano, directeur général du Telt, à Turin. Ainsi, sur les 45 appels d’offres en génie civil, 19 représentent moins de 5,2 millions d’euros. Côté maîtrise d’œuvre, 8 sont même sous les 418 000 euros.

Une telle configuration génère deux difficultés pour le Telt. La première est un souci de gestion, rendue « plus complexe du fait du grand nombre d’entreprises qui interviendront, avance Hubert du Mesnil. En revanche, nous répartissons les risques sur un plus grand nombre de lots. Si une entreprise est défaillante, les conséquences seront ainsi moins importantes. »

30 M€ de travaux par an pour les PME savoyardes. Le second défi est de convaincre les PME locales de s’impliquer. Car certaines craignent que l’accès aux marchés reste difficile, et que les majors et les ETI ne remportent finalement toute la mise. La Fédération du BTP de Savoie affiche pourtant sa confiance. « Nous suivons le dossier du Lyon-Turin depuis une quinzaine d’années, rappelle son président, René Chevalier. Sur notre territoire, nous...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5927 du 23/06/2017
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