Territoires Bagneux

En se transformant, la friche Sanofi s’ouvre sur la ville

Présenté récemment aux habitants, l’aménagement de l’ancien site Sanofi de Bagneux (Hauts-de-Seine) – une emprise d’un hectare – s’affirme comme un ensemble immobilier de 23 000 m² caractérisé par une forte mixité (programmatique, sociale, générationnelle). Localisé à deux pas de la station du RER B, le site industriel, libéré en 2010, est très dense. Pour l’aérer et le désenclaver, deux percées nord-sud vont être effectuées, dont une voie nouvelle. Celle-ci donnera sur la rue des Blains et permettra d’accéder plus directement à la gare du RER. « D’un ancien site industriel fermé, nous souhaitons faire un nouvel espace de vie, ouvert sur le quartier, qui mêle logements, jardins et activités », souligne le maire (FdG), Marie-Hélène Amiable.

Immeuble de bureaux réhabilité.

Une grande partie des installations va être démolie, hormis un immeuble de bureaux dont la réhabilitation est confiée à l’Atelier Herbez Architectes (AHA). Celui-ci va dessiner une nouvelle façade, ouvrir le bâtiment sur le quartier, et concevoir des espaces intérieurs flexibles. Implanté à l’ouest de la parcelle, « cet immeuble de bureaux R + 6 (5 200 m²), doté d’espaces de coworking, s’adresse aux PME avec une jauge d’environ 400 salariés », précise Céline Maire-Vigueur, responsable de l’Atelier du projet urbain de la ville.

Au centre de l’emprise, le programme de logements (R + 6, 11 800 m2), est construit autour d’un jardin. Conçu par AHA et Fresh Architectures, il offre 193 appartements, dont beaucoup sont traversants ou multi-orientés. Hormis 30 logements sociaux, tous les autres sont en accession : 19 appartements réservés aux seniors, 20 à prix encadrés, 5 logements colocatifs évolutifs, 2 lofts et le reste en logements familiaux. « Les logements colocatifs offrent chambre et salle d’eau indépendantes avec une pièce commune. Ils sont évolutifs car les propriétaires peuvent les reconfigurer facilement en typologie familiale : cloisons et gaines sont conçues techniquement pour cette nouvelle souplesse », indique Régis Bouyer, directeur de l’agence Hauts-de-Seine Sud de Bouygues Immobilier, maître d’ouvrage, aménageur et promoteur.
Enfin, à l’est, une résidence étudiante due à l’agence Cobé, urbaniste coordonnateur du projet, propose 190 chambres dont 20 appartements en colocation : des 2, 3, 4 pièces. « L’immeuble (R + 6) de 6 000 m² est en béton lasuré, toiture végétalisée. Sur un plan en triangle, c’est un volume en prisme doté de trois façades équivalentes formant trois proues », décrit Alexandre Jonvel (Cobé). « La proximité de la voie ferrée a posé davantage de problèmes vibratoires que de problèmes acoustiques : l’immeuble sera construit sur ressorts », ajoute Martin Lemerre (Cobé). Sur la voie nouvelle, côté immeuble de logements, environ 300 m² de jardins partagés vont être créés.
Le permis de construire a été déposé à la mi-juin. Les premières démolitions devraient avoir lieu début 2017. Bouygues Immobilier met en place une démarche d’économie circulaire permettant de recycler plus de 70 % des matériaux du site actuel, dont une partie sur place. La livraison a été annoncée pour 2019.

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