[TO] Règles techniques

EN 13020 « machines pour le traitement des surfaces routières »

Mots clés : Normalisation - Marquage CE

La norme EN 13020 en cours de révision intégrera les exigences en termes de bruit contenues dans la directive « machines ».

L’actuelle norme en vigueur contient les exigences de sécurité des machines pour le traitement des surfaces routières, à savoir les répandeuses de bitume, les gravillonneuses, les machines pour la réparation de surfaces de chaussée (unités point-à-temps, répandeuses-gravillonneuses), les malaxeurs-fondoirs à bitume, les jointeuses et les machines à enrobés coulés à froid et machines à coulis. La révision actuelle de cette norme consiste à intégrer des exigences relatives au bruit.

Les obligations réglementaires

La directive européenne « sécurité des machines » (2006/42/CE) prévoit des exigences générales d’élimination et de réduction du bruit à la source et des exigences d’information afin de prévenir les risques liés au bruit au(x) poste(s) d’opérateur. C’est la France qui a entièrement rédigé le projet de révision de l’EN 13020, avec la participation active des constructeurs et de l’Union de normalisation de la mécanique. C’est donc assez logiquement que l’Allemagne a cédé sa place à la France pour prendre la responsabilité du groupe de travail européen afin de traduire en termes techniques ces exigences générales de la directive.

Prescriptions techniques normatives

Outre une exigence indiquant que le bruit au(x) poste(s) de travail doit être réduit autant que possible au moment de la conception, les principales sources de bruit sont listées pour chaque type de machine, ainsi qu’un certain nombre de solutions permettant de réduire le bruit à la source. Il est à noter que le bruit du véhicule porteur (camion) contribue de manière significative au niveau global d’émission sonore de la machine en fonctionnement, mais le fabricant de machines n’a aucune prise sur la conception du porteur lui-même. L’apport principal de cette révision réside dans la nouvelle annexe relative au code d’essai acoustique pour la déclaration des valeurs d’émission sonore. Ce code distingue trois types de machines : type 1 « automotrices » ; et types 2 et 3 pour « machines sur remorques tractées de PTAC inférieur ou supérieur à 3,5 t ». Le code précise comment effectuer les mesures de bruit en prenant pour hypothèse un poste de l’opérateur conventionnel, situé dans l’environnement de la machine, pour chacun des trois types. Il indique les conditions d’installation (exemple : machine sur surface réfléchissante dure de type asphalte ou béton) et de fonctionnement (exemple : essai statique, avec ou sans matériaux, selon les machines). Les exigences d’information dans la notice d’instructions sont très clairement explicitées pour chacun des trois types de machines, notamment au travers de modèles de déclaration de bruit. La norme est actuellement dans la phase terminale de sa révision avant sa publication durant le second semestre 2015.

Richard Cleveland, président de la commission UNM 451 « machines pour la préparation des sols et des routes »

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ENCADRE

Jean-Yves Ferron,directeur de production chez Acmar « En bonne intelligence »

« L’évolution de la norme porte sur la définition d’un code d’essai pour mesurer le bruit émis par nos machines. Dans quelles conditions, à quelle distance doit-on faire les mesures ? La difficulté vient du fait que nos matériels sont souvent installés sur des porteurs routiers dont le moteur est la première source de nuisance sonore. Nous avons donc cherché une méthode pour identifier et isoler le bruit des équipements depuis un ensemble où le camion est prédominant. La participation à ce type de réunion demande un certain investissement personnel, mais elle est de toute façon nécessaire si l’on veut faire vivre et non pas subir la norme. Il faut que le progrès technique, dont nous, constructeurs, sommes les initiateurs, puisse s’inscrire dans la norme, tout en renforçant la sécurité des utilisateurs. Avec les autres participants, même si nous sommes des industriels concurrents, nous sommes aussi des adultes responsables, capables d’échanger en bonne intelligence et de trouver des solutions communes. Le processus de normalisation est relativement long mais il entre maintenant dans sa phase finale. »

ENCADRE

La sécurité est l’affaire de tous : la réglementation vous l’impose, la normalisation vous aide à l’appliquer en décrivant les exigences pour les machines. Les normes sont rédigées par les divers acteurs : constructeurs, utilisateurs, préventeurs, autorités publiques. Elles sont revues périodiquement pour suivre l’évolution des techniques et des besoins du marché.

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