Régions Hauts-de-France

Emploi local et solidaire pour le canal Seine-Nord

Mots clés : Architecte - Bâtiment d’habitation individuel - Logement social - Monde du Travail - Transport fluvial

438 M€ Dépenses d’investissement, hors dette, de la métropole européenne de Lille en 2017.

– 16,2 % Baisse du montant des travaux déclarés par les architectes en 2016 en Basse-Normandie. Mutuelle des architectes français.

1,1 Md € de prêts sur fonds d’épargne octroyés par la CDC au logement social en 2016 dans les Hauts-de-France.

Cette fois, c’est parti ! Après vingt-cinq ans d’atermoiements, le chantier monstre du canal Seine-Nord Europe va pouvoir commencer. Le conseil de surveillance de la société en charge de sa construction s’est réuni pour la première fois le 20 avril, sous la présidence de Rémi Pauvros, député (PS) du Nord. Au total, 107 km de voies navigables seront creusées de Compiègne (Oise) à Aubencheul-au-Bac (Nord) pour connecter la Seine et l’Oise au réseau fluvial européen à grand gabarit. Les travaux, d’un coût estimé à 4,5 Mds €, doivent s’achever en 2023-2024.

Le projet est devenu 100 % public sous le quinquennat de François Hollande. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait imaginé un partenariat public-privé. Mais en 2012, Bouygues décidait de se retirer du dialogue compétitif, en raison des incertitudes qui pesaient sur le coût global. En 2015, le gouvernement a reconfiguré le projet et convaincu l’Europe de participer à hauteur de 40 %. Les départements, puis les régions (Hauts-de-France et Ile-de-France) ont bouclé le tour de table à la fin 2016. La Société du canal Seine-Nord Europe, établissement public créé sur le modèle de la Société du Grand Paris, assurera la maîtrise d’ouvrage. Voies navigables de France exploitera le canal après sa construction.

Mobilisation générale. Selon la mission de préfiguration, le chantier devrait générer entre 3 000 et 6 000 emplois directs par an (terrassement, génie civil). Soucieux de favoriser l’emploi local, l’Etat a lancé dès juin 2015 une démarche « Grand chantier », sonnant la mobilisation générale. La région Hauts-de-France va financer des formations adaptées, et Pôle emploi, repérer des candidats. De leur côté, les départements – Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme, Aisne et Val-d’Oise – veulent favoriser l’embauche de jeunes, de chômeurs de longue durée et d’allocataires du RSA sur le chantier. Le cahier des charges de 50 pages qu’ils ont établi décrit précisément comment intégrer la clause d’insertion dans les marchés du futur canal. La Fédération régionale des travaux publics a été associée à la réflexion.

Concrètement, les entreprises devront recruter, que ce soit en CDI, en CDD ou en alternance, des personnes ayant des difficultés à accéder à l’emploi. Un référent unique, représentant les six départements, les mettra en contact avec les Maisons de l’emploi et les structures spécialisées comme les plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie). « La clause d’insertion est une pratique encore nouvelle pour certaines entreprises, reconnaît Pascale Bantegnies, qui anime cette opération “Canal solidaire” depuis le Pas-de-Calais. Mais nous allons leur montrer que c’est facile et que ça marche ! »

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