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Elle voit la ville en vert

Emma Blanc, 39 ans, paysagiste

La voix est douce, teintée d’inflexions du Sud-Ouest, mais le propos est piquant. Emma Blanc, est « née sous le signe du chiendent ascendant ortie. Je m’accroche pour défendre mon métier auprès de mes partenaires. Nous ne sommes pas là que pour le végétal. A l’égal des architectes, nous travaillons sur l’espace. Nous sommes des généralistes avec des compétences techniques. » Aguerrie à l’Agence Ter, puis chez HYL et Jean Nouvel, elle est en libéral depuis 2007. Lauréate des Nouveaux albums des jeunes architectes et paysagistes (Najap) la même année, elle se dit « atypique ». Son credo ? « La simplicité des projets. Leur épure. Ne pas surajouter, aller à l’essentiel et travailler avec le déjà là pour trouver le bon usage de l’espace public ». Son royaume est la ville : « Je me greffe sur les projets et j’aime l’idée que la nature colonise la ville ». Et parce que son métier relève aussi d’un art du temps, elle a à cœur de « porter les choses jusqu’au bout ». « Emma est mon nom de scène », s’amuse celle qui est Emmanuelle pour l’état civil. Une apocope qui lui sied : élaguer pour aller – là aussi – vers plus de simplicité.

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