Enjeux

Eiffage Immobilier accélère en 2016

Mots clés : Entreprise du BTP - Gestion et opérations immobilières

Le promoteur affiche un CA de 743 millions d’euros en 2015 et souhaite franchir le cap des 900 millions cette année.

«Depuis six ans, nous enregistrons un chiffre d’affaires en progression », se targue Philippe Plaza, directeur général d’Eiffage Immobilier, lors de l’annonce des résultats 2015. Et l’entreprise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après avoir affiché en 2015 un chiffre d’affaires en croissance de 0,5 % sur un an – à 743 millions d’euros -, Eiffage Immobilier table sur un résultat de 900 millions en 2016. Pour atteindre cet objectif, l’entreprise compte activer trois leviers : montée en puissance dans des secteurs jugés porteurs (transformation de bureaux en logements, hôtellerie…), expansion en Europe centrale et développement de sa filiale Eiffage Aménagement, apporteuse d’affaires. Le bond économique prévu en 2016 devrait être réalisé sans trop forcer, grâce notamment aux projets déjà dans les tuyaux. Eiffage Immobilier, qui compte lancer 40 opérations de construction, table sur 4 500 mises sur le marché et 4 000 réservations au minimum. « Nous sommes optimistes concernant le nombre de permis de construire délivrés en 2016, du moins pour le logement collectif », assure le DG. De quoi préparer 2017… Seule ombre au tableau : la fin du dispositif d’investissement locatif Pinel au 31 décembre 2016.

Hypersensibilité aux prix.

En 2015, le promoteur a livré 3 674 logements et enregistré 3 671 réservations (+8 % sur un an). « La moitié des logements (51 %, NDLR) sont vendus en bloc, détaille Philippe Plaza. 77 % de ces ventes sont réalisées auprès des bailleurs sociaux, 12 % pour des résidences de services. » L’autre moitié des commercialisations est réalisée auprès de deux types d’acquéreurs : les investisseurs bénéficiant du dispositif Pinel (pour 74 % d’entre eux) et les accédants à la propriété. Le budget moyen des acheteurs se fixe autour de 240 000 euros. « En Ile-de-France, l’enveloppe grimpe à 340 000 euros en moyenne, alors qu’elle recule à 210 000 euros en province », précise Philippe Plaza. Ce dernier estime que les prix de vente se dégradent légèrement, « de 1 à 2 %, ce qui n’est pas assez significatif pour changer la vie de nos clients ni transformer nos métiers. Pourtant, les acquéreurs demeurent très sensibles aux prix. Une légère baisse des tarifs de vente suffit à faire revenir les acheteurs ».

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