Edito Coup de griffe

Ego sum maire

Mots clés : Etat et collectivités locales

Le divorce aura été aussi express que le mariage avait été pionnier. Saluée par les médias de France et de Navarre, l’union à trois entre les coquettes communes viticoles de Kaysersberg, Kientzheim et Sigolsheim, en Alsace, vole en éclats, moins d’un an après sa célébration. Les raisons ? Il y a bien quelques désaccords sur la pertinence de tel ou tel projet, mais la juste noce se fracasse d’abord contre les ego fort dimensionnés du maire et du maire délégué.

Outre qu’il donne du grain à moudre alentours aux réfractaires aux regroupements, le spectacle tragi (un peu)-comique (beaucoup) des invectives publiques rappelle quelques évidences.
Primo, dans l’expression homme (ou femme) politique, il y a homme (ou femme), avec toutes les entorses – heureusement ! -possibles aux discours technocratiques sur les bienfaits des DGF et autres FCTVA.
Secundo, en géographie, on ne choisit pas son voisin. Dans le cas présent, le mélange entre le bouillant prof expert en provocs et le très policé dirigeant d’agence de voyages avait toutes les chances de donner un résultat aussi indigeste que celui entre un pinot noir et un gewurztraminer.
Le règlement de comptes dans les vignes a ceci de bon : la démission de plus d’un tiers des élus municipaux permettra aux habitants de voter, au moins indirectement, sur le bien-fondé de la commune nouvelle. Ce dont ils avaient été privés par l’approbation des trois anciens conseils, quand tout allait bien. En attendant ce rendez-vous du 19 juin, nos deux fiers compères vont devoir se contenter de gérer l’ordinaire. Comme aurait pu dire un feu commentateur de foot, en voilà deux qui ne passeront pas leurs vacances (du pouvoir !) ensemble.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X