Régions

ECONOMIE Une forte implantation de Placo-Isover

Mots clés : Collectivités locales - Gestion des déchets - Industriels du BTP

Claude Imauven, directeur général de la Compagnie Saint-Gobain, inaugurait à Chambéry en février 2009 le nouveau centre de formation Placo-Isover qui renforce ainsi une présence dans la ville déjà vieille de 40 ans. L’usine chambérienne de production de plaques de plâtre est l’un des trois centres du groupe (1). Elle emploie 200 personnes et produit chaque année quelque 40 millions de mètres carrés de plaques, dans une vingtaine de familles de produits différents.

Objectif : traiter 15 000 tonnes en 2009

Le site est bien connu à Chambéry : il s’étend sur 14 ha, dont 6 de bâtiments. « C’est une des plus grosses usines d’Europe », assure Guillaume Leprettre, directeur du site, qui ne souhaite pas communiquer de chiffre d’affaires. A priori, les affaires sont bonnes : l’inévitable baisse des commandes dues à la crise a conduit à, simplement, ne plus travailler le dimanche. Les six autres jours, c’est toujours 24 heures sur 24.

Chambéry est aussi, souvent, un site pilote pour le groupe Saint-Gobain. Cela fait déjà près de quinze ans qu’il travaille sur le sujet du recyclage. « En 2008, notre atelier de recyclage a traité 10 000 tonnes de déchets, aussi bien internes qu’externes », indique Guillaume Leprettre. L’objectif est de 15 000 tonnes pour 2009. Placo a trouvé la solution pour éliminer les impuretés, séparer le carton du plâtre et réintégrer dans la production un plâtre régénéré. Il multiplie les partenariats avec les centres de tri pour accueillir – après tri, donc ! – les déchets de chantier dans un site profondément remodelé en 1999 avec une nouvelle ligne de production, un nouveau broyeur-cuiseur, etc.

Le dernier investissement significatif est l’ouverture d’un centre de formation. Un ancien bâtiment de stockage de 1 000 m2 est remodelé pour accueillir deux salles de cours, un espace show-room qui propose sept maquettes didactiques et un atelier de 650 m2. Dirigé par Philippe Artufel, il propose un catalogue de 26 stages, tous complets : l’ouverture a parfaitement coïncidé avec le début de la crise, et nombre d’artisans et professionnels profitent de la période pour améliorer leur connaissance de produits de plus en plus techniques. L’objectif de 1 000 stagiaires par an devrait donc être atteint.

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(1) Les deux autres sont à Cognac, en Charente, et Vaujour, en région parisienne.
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