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Eclairage

Euroluce, le rendez-vous biennal de l’éclairage de Milan, a animé le Salon du meuble, du 14 au 19 avril. Le light designer Henri Bursztyn promène son regard sur les évolutions du secteur et livre ses impressions.

« La miniaturisation des sources a permis une grande liberté dans le luminaire entraînant une libération formelle. Des traits de lumière rectilignes ou courbes se plient aux dessins des designers, et avec plus de légèreté car les appareillages de commande sont moins présents. Ce que je vise en tant que concepteur, c’est une capacité de personnalisation du produit, un détail qui diffère d’une pièce à l’autre. Ce peut être le câble, qui fait rarement l’objet d’un choix, alors que l’éventail de couleurs et de matières est vaste. Si l’objet doit exister en dehors de sa fonction première, il devrait être manipulable même éteint pour que l’utilisateur ait une connexion à l’objet. À l’inverse, si sa fonction unique est de mettre en valeur ce qu’il éclaire, l’invisibilité fera son attrait. La source majoritairement utilisée désormais est la LED, en ruban ou en galette, qui apporte une grande puissance dans une épaisseur minime – avec un bon dispositif refroidisseur car elle ne supporte pas la chaleur qu’elle produit. À court terme, je crois au succès du filament LED qui remplace avantageusement les ampoules à incandescence, plus que dans l’Oled dont les capacités ne sont pas encore optimales. L’indice de rendu des couleurs (IRC) des LED, par exemple, avoisine 94 voire 97 (la référence étant 100) contre 90-91 en général pour l’Oled, ce qui altère la vision. De plus, avec la LED, on obtient un couplage des différentes températures, une balance des blancs chauds et froids mélangés par un diffusant, pilotés par programmation informatique. L’adaptation de son éclairage au fil d’une journée, en réponse aux variations de la lumière du jour, par des scénarios à variations en showroom comme en résidentiel a un avenir assuré… une fois la mise en œuvre réussie ! »

HYDRA, Danese

Le système Hydra, de design Carlotta de Bevilacqua pour Danese, a été pensé à la manière d’un tube distributeur d’eau, mais générant un flux lumineux au long de son cheminement. La souplesse du système s’accorde à tout projet, le tube pouvant être accroché selon des lignes droites comme courbes. La lumière est transmise par de la fibre optique, par unité de 5 m de long. L’émission et la puissance sont contrôlées par des terminaux individuels. www.danesemilano.com

IO, Fontana Arte

Claesson Koivisto Rune a baptisé IO son luminaire mural pour FontanaArte du nom d’un satellite de Jupiter. Grâce à une monture avec double axe de rotation, longitudinal et transversal, son enveloppe en forme de disque plié permet deux réglages. Le diffuseur extérieur orienté vers le haut ou le bas gère l’ouverture et la fermeture du faisceau lumineux. Idéale en tête de lit, murs d’hôtels ou de bureaux. Équipement : line voltage LED, 3 000 K. www.fontanaarte.com

Cyclone, FABBIAN

La suspension Cyclone de Fabbian a un dessin signé Bartek Mejor. Les reliefs du diffuseur évoquent un tourbillon de crème, né du geste de la céramique liquide projetée. La production est en céramique finition mate, obtenue par moulage, dans un diamètre unique de 47 cm. Elle produit un éclairage direct équipé d’une source de LED 1 x 24 W, blanche, température de couleur 2 700 ou 3 000 K. www.fabbian.com

RHINO, Buzzi & Buzzi

Le luminaire encastré Rhino de Buzzi & Buzzi offre deux possibilités d’usage, son projecteur (Ø 5 cm) pouvant être complètement intégré, ou extrait avec une orientation à 360° sur l’axe horizontal et vertical à 90°. Le projecteur extractible peut aussi pour un...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 243 du 01/07/2015
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