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Durand Récupération s’équipe pour la découpe de wagons

Mots clés : Produits et matériaux

L’entreprise nîmoise de récupération-valorisation des métaux, a dû investir dans un matériel adapté à ce nouveau marché.

Quarante mille tonnes, c’est le poids de la ferraille traitée chaque année par Durand Récupération, établissement nîmois, qui compte 15 salariés. D’origine variée, la ferraille provient de bâtiments déconstruits, de véhicules, voire de navires réformés et d’équipements portuaires. Depuis peu, une nouvelle source d’approvisionnement est apparue : des wagons réformés. Un marché obtenu auprès de la SNCF grâce à la réactivation d’un embranchement ferroviaire accolé au site de l’entreprise. « Il existait depuis les années 1980 mais était inopérant. Après plusieurs mois de transaction, un partenariat a été passé avec la SNCF et RFF pour louer et aménager la voie et la rendre, à nouveau, opérationnelle », développe Yves Durand, directeur de Durand Récupération depuis 1986. Les matériels au rebut arrivent ainsi directement par rail à l’intérieur du site. « L’année dernière, nous avons traité 200 wagons. Ce secteur est en croissance. Notre objectif est de gagner en temps et en productivité sur ce segment qui représente déjà 20 % de l’activité. » Pour augmenter la cadence, Durand Récupération vient de s’équiper d’un matériel dédié à cette tâche : une pelle Liebherr LH40 sur pneus  un porteur de 40 t, équipée d’un bras de 14 m. Au bout : une cisaille à ferrailles Genesis de type XP. La société Tractorhin, qui la commercialise, a entrepris elle-même une batterie de tests pour s’assurer que les performances de coupe correspondent aux épaisseurs rencontrées dans les wagons : tôles de 24 mm, barres pleines de 119 mm, tubes creux de 406 mm et carrés d’acier plein de 112 mm. « Nous avons fait le choix d’une pelle sur pneus pour ne pas abîmer les voies de chemin de fer quand on s’approche des wagons », souligne Yves Durand. Cette acquisition va rejoindre les dix autres porteurs présents sur le site, dans lesquels l’entreprise a investi depuis une dizaine d’années : des Liebherr essentiellement, mais aussi deux Fuchs MHL 340 et MHL 350 et une Soilmec. La flotte de camions se compose, quant à elle, de trois porteurs avec grues auxiliaires, d’un tracteur également équipé d’une grue, de deux multibennes de 15 à 35 t et de trois semi-remorques pour le transport. L’entreprise possède également une presse mobile et deux presses fixes installées sur le site de Nîmes.

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