Architecture Etanchéité

Du sur-mesure pour les toits-terrasses

Mots clés : Etanchéité - Toiture

Grâce à la prise de cotes en 3D, Flexirub fabrique pour chaque toiture la membrane adaptée.

Celle-ci est livrée d’un seul tenant, prête à être déroulée.

Relevés d’acrotère, entrées des eaux pluviales, passages de gaine ou skydomes constituent quelques-uns des points singuliers des toitures-terrasses. Habituellement, ceux-ci doivent être traités soigneusement, et un par un, lors de la pose des membranes d’étanchéité, qu’elles soient à base de bitume, en PVC ou en EPDM. Aujourd’hui, Flexirub propose une solution d’étanchéité qui simplifie grandement ces traitements. La société rennaise fabrique une membrane d’étanchéité en EPDM d’un seul tenant pour des toitures allant jusqu’à 500 m². Les installateurs n’ont quasiment qu’à la dérouler sur la terrasse.

Un plan exact de la toiture grâce au laser. Pour réaliser cette membrane sur mesure en atelier, l’entreprise s’appuie sur une prise de cotes numérique originale. « Nous avons mis au point une solution avec le groupe Leica Geosystems, spécialiste des instruments de mesure au laser, détaille Patrick Regnier, président-directeur général de Flexirub. L’instrument laser est fixé sur un trépied et positionné en des points précis du toit. Il procède alors à des balayages pour repérer les angles, les cheminées, etc. A chaque position, il prend également une photo. Toutes les données sont alors transmises et réunies dans un fichier. L’un de nos dessinateurs industriels le réceptionne et réalise le plan exact de la toiture. Au besoin, il vérifie le plan à l’aide des photos. Cette solution réduit considérablement les risques d’erreurs humaines dans la prise de mesures. Enfin, le plan est envoyé au client pour validation. » Lors de la fabrication en usine, un laser installé en plafonnier projette les plans numériques sur la pièce disposée au sol. Les lés d’EPDM qui la composent sont soudés par vulcanisation à chaud grâce à des presses spécifiques qui assurent leur parfaite liaison. Ce procédé consiste à incorporer un agent vulcanisant – le plus souvent du soufre – à un élastomère brut afin de former, après cuisson, des liaisons chimiques.

Le procédé réduit fortement les risques d’erreurs humaines dans la prise de mesures.

Temps de pose raccourci. Un opérateur n’a plus qu’à suivre le tracé lumineux au sol pour effectuer les découpes et joindre le matériau nécessaire au traitement des émergences, toujours par vulcanisation à chaud. La membrane est ensuite livrée sur un enrouleur avec mandrin. Celle-ci est prête à dérouler suivant un sens de pose clairement indiqué, afin d’épouser les émergences.

« Notre solution réduit le temps de pose d’un facteur de trois à cinq. Plus la toiture est complexe, plus le facteur est élevé », indique Patrick Regnier. « Nous réalisons un gain important sur les qualifications et la disponibilité de la main d’œuvre, poursuit-il. Plus besoin d’être étancheur, il suffit d’être poseur puisqu’il n’y a plus de découpe, ni de soudure à réaliser pour l’assemblage des lés sur le chantier. » En périphérie cependant, la membrane doit être collée puis fixée mécaniquement (à l’aide de profilés métalliques, par exemple) sur les relevés des émergences. Elle peut également recouvrir l’acrotère puis être maintenue sur celui-ci par des planches vissées, qui recevront ensuite les couvertines. Flexirub, qui dispose d’un avis technique depuis fin 2016, a déjà étanché 100 000 m² de surface en trois ans avec cette solution innovante.

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