Actualité Thiers

Du neuf en accord avec l’ancien

Un programme de rénovation urbaine dans un quartier ancien : une opération cousue main menée par Auvergne Habitat dans la ville de Thiers qui illustre la diversité des programmes dans lesquels l’Anru est impliquée.

L’originalité du plan de rénovation urbaine de Thiers réside dans ce qu’il concerne des quartiers du centre ancien en périmètre dérogatoire dont le bâti, typique mais inadapté aux modes de vie de la fin du XX e siècle, a été en partie abandonné à partir des années 1970, créant une spirale de dégradation.

Lancé fin 2009 par Auvergne Habitat, le programme de trente logements sociaux répartis sur cinq îlots du quartier Saint-Jean participe de la volonté de redynamiser ce quartier. Trois logements seront créés dans le cadre d’une opération de réhabilitation (acquisition-amélioration) et les vingt-sept autres seront construits sur trois parcelles remises par la ville au bailleur social après démolition et pour un euro symbolique.
« Pour l’élaboration de ce projet, nous avons trouvé un compromis entre nos habitudes constructives et les exigences de deux interlocuteurs importants, l’architecte des bâtiments de France et le chargé de mission de la révision du périmètre de sauvegarde et de mise en valeur, note Alain Goraguer, directeur technique d’Auvergne Habitat. Il ne fallait pas subir ces éléments mais optimiser cette démarche. »
Pour ne pas détonner avec leur environnement historique, ces constructions respectent la largeur des ruelles et les décrochements de façades, parfois visuellement accentués par le choix des enduits: elles ont une allure de petits bâtis successifs étroits qui, en fait, ne correspondent pas à l’aménagement intérieur: « Nous ne pouvions pas refaire aujourd’hui la typologie des logements traditionnels avec un T4 sur quatre niveaux », note Alain Goraguer.

Faire entrer la lumière

Pour apporter aux habitants une luminosité adaptée à la vie contemporaine, il a fallu jouer sur le nombre et la taille des fenêtres, dans la fidélité à l’allure des façades voisines. Les volets sont en bois et les tuiles en terre cuite. Le respect de ces prescriptions, la répartition sur plusieurs îlots, la nécessité de conforter les maisons mitoyennes et les contraintes du chantier avec l’étroitesse et la pente des rues entraînent un surcoût de 10à 15% comparé à un programme plus traditionnel.
La création, par la Ville, d’un espace public paysager à la place de jardins clos par les anciens immeubles complète ce programme.

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ENCADRE

Fiche technique

Maître d’ouvrage : Auvergne Habitat.
Architectes : Marc Chabrier et Gilles Racineux.
Coût : 3,9 millions d’euros (subventions : 20 % de l’Anru et 8 % du conseil général).

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