Edito

Du neuf avec du nouveau

Selon Frédéric Beigbeder, graphomane nocturne de la fin du XXe siècle, l’amour dure trois ans. Au-delà, il semblerait que l’attrait de la nouveauté s’amenuise et que l’ennui fasse son nid. Vous connaissez la suite. Alors, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi les villes nouvelles restent nouvelles 50 ans après leur invention par l’administration gaulliste et pourquoi on continue à les aimer ou, en tout cas, à leur manifester un intérêt soutenu ? C’est que, justement, elles ne cessent pas de nous étonner.
Souvenez-vous, nous les avons vues surgir au milieu des années 60 et de nulle part. Elles ont poussé aussi vite que les villes champignons du Far West (et oui, c’était à l’époque où on se passionnait encore pour les westerns…), mais beaucoup moins à l’ouest et pas si « far » que ça, puisqu’elles ont surtout grandi aux portes de la capitale. Aujourd’hui, à l’heure du Grand Paris, de la pénurie de logements, de la pression foncière et de la densification urbaine, leur pertinence est indiscutable.
A 50 ans, elles n’ont pas achevé leur croissance ou consommé tout leur potentiel. On pourrait donc parfaitement envisager de faire du neuf avec du nouveau. L’enquête de notre consœur Marie-Douce Albert (lire page 12) montre que de nombreuses opérations y sont encore possibles, voire nécessaires, afin de construire ces logements dont les Français ont tant besoin et de créer des zones d’activités indispensables au développement de nos entreprises. Voilà un véritable creuset d’opportunités pour le BTP. Quelle bonne nouvelle !

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