Régions Bourg-en-Bresse

Du logement haut de gamme derrière des murs de prison

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Établissements pénitentiaires et judiciaires - Gestion et opérations immobilières - Qualité de l'eau - eau potable

74 %

Rendement moyen du réseau d’eau potable auvergnat en 2014, inférieur à la moyenne nationale. Source : Cerc, 2016.

148 M€

Montant des investissements réalisés en 2016 par le Sytral, en hausse de 30 % par rapport à 2015.

22 900

Nombre de transactions immobilières dans le département du Rhône en 2016. Source : Fnaim.

L’ancienne maison d’arrêt de Bourg-en-Bresse (Ain) laissera bientôt place à un programme de logements haut de gamme en plein centre-ville. Conduite par le promoteur-constructeur Patrick Jouvent avec l’architecte Jacques Gerbe, cette opération a nécessité de longues négociations avec l’Etat avant de pouvoir démarrer. « Au départ, je ne voulais pas répondre à l’appel à projets initié car les contraintes du cahier des charges et les éléments du programme étaient irréalistes », rappelle Patrick Jouvent. Un an de discussions avec l’architecte des bâtiments de France et les services du ministère de la Justice a finalement débouché sur un projet d’une trentaine de logements en accession.

Des vestiges gallo-romains à préserver. « Nous avons dû conserver trois des quatre façades de l’ancien bâtiment et faire face à de nombreuses contraintes liées au site. Nous avons ainsi été contraints de vider à la petite cuillère les 5 000 m3 de déblais que nous avons évacués par semi-remorque en 420 chargements », indique le promoteur. L’ancienne maison d’arrêt avait été bâtie sur des vestiges gallo-romains, qui ont imposé de recourir à des pieux chemisés pour éviter de les polluer en coulant le béton. Près d’une cinquantaine de ces pieux ont ainsi été utilisés, renchérissant le coût du projet (un pieu chemisé coûte cinq fois plus cher qu’un pieu classique).

Tirant parti des contraintes liées au projet, Jacques Gerbe a inséré le bâtiment entre les murs d’enceinte conservés. « L’immeuble neuf est construit en retrait de trois mètres des murs d’enceinte, ce qui crée des coursives de distribution des appartements et forme un puits de lumière sur toute la longueur. Côté ouest, j’ai placé les chambres ainsi protégées par ces murs, tandis qu’à l’est le bâtiment est largement ouvert sur le paysage environnant », explique l’architecte.

Une toiture en béton couverte de zinc. De ce côté-ci, la façade largement vitrée abrite terrasses et balcons protégés par une résille qui fait office de brise-soleil. Le bâtiment en R + 7, d’une surface de plancher de plus de 3 100 m2 , est construit tout en béton, y compris la toiture. Recouverte de zinc patiné, elle accueillera quelques logements ainsi que les groupes de ventilation et de climatisation qui viendront se nicher en son sommet. Commercialisé aux deux tiers, ce projet baptisé La Conciergerie aura nécessité un investissement global de 12 millions d’euros, dont 7 millions d’euros HT de travaux, démolition comprise. Le projet a été récompensé lors du challenge annuel LCA-FFB, à Madrid, par le premier prix dans la catégorie « approche urbaine » et par le prix spécial du jury.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X