Architecture Logements

Du brut dans un panaché architectural

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social - Urbanisme - aménagement urbain

A Paris, un immeuble d’habitation réconcilie densité urbaine et îlot à cœur ouvert.

Le long de la rue Saint-Charles, dans le XVe arrondissement de Paris, un immeuble d’habitation signé de l’architecte François Brugel s’insère habilement dans un paysage urbain disparate de type faubourien, où se télescopent immeubles haussmanniens, ateliers de fabrication, petits bâtiments bas du début du XXe siècle, résidences de standing des années 1970-1980… Avec cette opération de 36 logements sociaux – première construction neuve du troisième millénaire dans cette portion de la rue Saint-Charles ! – sans doute fallait-il arrêter de surenchérir. Ici, pas de bardage métallique multicolore ni autre « enveloppe-signal » très prisée par la création architecturale actuelle. La façade apparaît lisse et minérale, et les percements réguliers. Une alternance paisible de pleins et de vides compose cet équilibre magique entre verticalité et horizontalité, transparence et opacité, qui est l’un des points forts de l’architecture haussmannienne. L’édifice est enveloppé de panneaux en béton brut toute hauteur d’étage, mis en œuvre en parement au-dessus de la structure béton, avec un isolant thermique et acoustique dans l’interstice. Ils confèrent au bâtiment la pérennité nécessaire pour se sentir « chez soi », dans la densité...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5913 du 17/03/2017
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