Régions

Doubs Besançon recrée son quartier du Marché

Mots clés : Architecte - Architecture

-Le projet propose d’édifier une nouvelle halle avec, à l’étage, un complexe cinématographique. -La ville en profite pour redynamiser ce quartier ancien du centre.

Au début du troisième millénaire, les Bisontins ne reconnaîtront plus l’actuel quartier du Marché, réparti entre la place de la Révolution et l’îlot Paris, et séparé au centre par le musée des Beaux-Arts. La commune (6 505 ha de superficie, 119 200 habitants) y engage un vaste programme de requalification. Ce dernier comprend une nouvelle halle intégrant, à l’étage, un complexe cinématographique, un vaste espace piéton et une meilleure desserte du quartier Battant, situé sur l’autre rive du Doubs.

Pour conduire ce projet, l’équipe, composée du maître d’oeuvre bisontin Jean-Pierre Varin, du cabinet parisien Reichen et Robert et de l’architecte paysagiste Jacqueline Osty, a été retenue. Les lauréats ont conçu une nouvelle halle, en lieu et place d’un pavillon Baltard, qui respecte les contraintes architecturales environnantes. « Par manque de perspective, nous avons traité chacune des façades de manière différente, en jouant sur les matériaux utilisés, afin d’éviter l’écueil d’une réalisation unitaire », souligne Jean-Pierre Varin.

Un coût d’objectif de 55 millions de francs

Le meilleur exemple est le passage Paris. Une marquise, perchée à 14 m de haut, viendra surplomber le musée des Beaux-Arts pour créer un passage couvert. De ce côté, le bâtiment (surface hors oeuvre nette : 7 364 m2) s’ouvrira sur une galerie de verre délimitée par une façade en bois. En rez-de-chaussée, le marché occupera une surface d’environ 2 000 m2. Au second niveau, le complexe cinématographique, à maîtrise d’ouvrage privée, offrira huit salles d’une capacité de 1 400 places. Autour de la halle et du musée, l’ensemble des rues ainsi que la place de la Révolution seront rendus aux piétons, et seront retraités d’un point de vue paysager. La construction d’une passerelle piétonne, qui enjambe le Doubs, permettra aussi une liaison directe avec le quartier Battant sur l’autre rive. « Nous avons voulu que naisse un nouvel espace, animé jour et nuit, et d’accès très facile », justifie Daniel Antony, adjoint à l’urbanisme. L’ensemble des opérations est estimé à environ 55 millions de francs, dont 28,7 millions pour la halle, 14 millions pour le multiplexe, 10,3 millions pour les aménagements extérieurs et 1,9 million pour la passerelle.

Côté calendrier de réalisation, le préfet vient de déclarer d’utilité publique les acquisitions foncières ou sera implanté le nouveau bâtiment. De leur côté, les maîtres d’oeuvre s’apprêtent à livrer l’APS avant-projet sommaire global, l’APD avant-projet détaillé étant prévu pour l’automne et le DCE dossier de consultation des entreprises pour la fin 1997. Les travaux de la halle devraient être achevés en 1999, et les aménagements périphériques livrés en 2000. Parallèlement, la ville qui supprime 250 places de stationnement en recréera 300 autres au parking des Remparts-Dérasés tout proche qui passera à plus de 1 000 emplacements.

DESSIN : La réhabilitation du passage Paris abritera un complexe cinématographique et un marché. Une marquise surplombera le musée des Beaux-Arts.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X