Territoires

Dordogne Un deuxième lycée à énergie positive

Mots clés : Démarche environnementale - Education - ERP sans hébergement

A Bergerac (Dordogne), le deuxième lycée à énergie positive d’Aquitaine (après celui de Bègles) vient d’ouvrir ses portes pour accueillir jusqu’à 360 élèves, dont 104 internes, après vingt-quatre mois de travaux (40 millions d’euros TDC). Construit sous la maîtrise d’ouvrage du conseil régional d’Aquitaine sur un site contraint, le lycée Hélène-Duc (Shon : 13 422 m2) comprend sept bâtiments qui se répartissent sur un terrain de 20 000 m2, pris sur l’emprise d’une ancienne caserne. « La construction neuve du lycée a permis de requalifier un site en déshérence situé au centre-ville. Depuis son parvis, le lycée offre une ouverture sur la ville de cette ancienne caserne », rappelle François Jolly, directeur de la maîtrise d’ouvrage au conseil régional d’Aquitaine.

En haut, la théorie, en bas, la pratique.

Tirant le meilleur parti de la découpe irrégulière de la parcelle et de la différence de niveau, l’équipe de maîtrise d’œuvre menée par TLR architecture (mandataire), associé à Archistudio et l’Agence Didier Griffoul, a choisi d’implanter sur la partie haute les bâtiments réservés à l’enseignement général et les locaux communs. La partie basse accueille les trois ateliers en ossature-bois destinés à l’enseignement professionnel. Pour répondre à l’ambition d’un bâtiment certifié HQE et Bepos, la maîtrise d’œuvre a proposé des volumes simples, faciles à mettre en œuvre et en partie préfabriqués. « La construction est ainsi en ossature poteaux-poutres béton dans laquelle s’insèrent des parois isolées à ossature-bois », précise Richard Legranger, architecte associé chez TLR architecture. Le bois, largement utilisé, représente d’ailleurs plus de 60 dm3/m2 de Shon. Il provient essentiellement d’essences locales, conformément à la charte bois Aquitaine. Le niveau élevé de performance énergétique est atteint en couplant une approche bioclimatique, orientation et compacité des volumes, une haute résistance thermique apportée à l’enveloppe, la gestion des apports solaires (brise-soleil, casquettes) et l’apport d’énergies renouvelables. Avec 1 450 m² de panneaux photovoltaïques, le site produira plus d’énergie qu’il n’en consommera (soit 39,27 kWh.ep/m2). La production de chaleur se fera à 75 % minimum par le biais de sondes géothermiques.

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