Enjeux

Document unique : 82 % des entreprises sont équipées

Mots clés : Hygiène et sécurité du travail

D’après une étude Viavoice-OPPBTP, cet outil est d’abord vu comme une contrainte légale.

Plus de huit entreprises du BTP sur dix déclarent avoir mis en place un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUER). C’est ce qu’indique une étude (1) menée par l’institut Viavoice pour l’OPPBTP, qui mesure la perception des employeurs à cet égard. La proportion d’entreprises dotées du document unique monte à 96 % si l’on considère les structures de 20 à 49 salariés, et à 98 % pour celles dépassant cet effectif, tandis qu’elle tombe à 76 % pour celles de un à cinq salariés.

Ce thème constitue l’un des axes du plan stratégique quinquennal Horizon 2020 de l’OPPBTP. Objectif : faire en sorte, d’ici à cinq ans, que 100 % des entreprises du secteur soient dotées d’un document unique et d’un plan d’action à jour. La majorité des employeurs du BTP interrogés n’appréhendent pas encore le DUER comme un outil de prévention et d’amélioration des conditions de travail. C’est, pour l’heure, la contrainte légale, facteur incitatif le plus cité (84 %), qui joue. La moitié (52 %) des employeurs sondés estiment même que cet outil n’a aucun intérêt. Ressort notamment le souhait d’« avoir plus d’informations sur le DUER » ou encore celui d’« avoir la certitude de l’utilité de ce document ».

« Cela prend du temps »

Sans surprise, le manque de temps est le principal facteur dissuasif invoqué (dans 54 % des cas). Le caractère contraignant de la démarche figure également parmi les principaux griefs des employeurs. Autre constat : l’identification des actions de prévention à mener est insuffisante. Les entreprises dotées d’un document unique ne sont ainsi que 54 % à y avoir adossé un plan d’action, dont 95 % comptent dans leurs rangs au moins 50 salariés. Parmi les principaux risques identifiés dans le DUER : les chutes de hauteur, de plain-pied ou d’objets (42 %), le risque routier (10 %) et les troubles musculosquelettiques (TMS). Cet état des lieux devrait permettre de nourrir les travaux de l’OPPBTP pour encourager à l’évaluation des risques et créer de nouveaux outils d’accompagnement des entreprises, en particulier des TPE. 

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(1) Enquête réalisée par Viavoice du 20 février au 20 mars 2016, auprès d’un échantillon de 1 103 entreprises de toutes tailles représentatives de l’ensemble du secteur du BTP et de ses différents métiers.

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