Enjeux Immobilier

Dix pistes pour dégoter du foncier

Mots clés : Etat et collectivités locales

Promoteurs, aménageurs et collectivités locales débordent d’imagination pour dénicher des terrains constructibles à prix maîtrisés.

Pour trouver du foncier constructible, il y a traditionnellement deux solutions : « soit renchérir sur ses concurrents, et l’acheter à prix d’or, soit le sortir au forceps, en agitant l’épouvantail de l’expropriation », lance un professionnel de l’aménagement. Pour sortir leurs programmes, les professionnels innovent sans répit. Certains dévoilent ici les chemins de traverse qu’ils ont l’habitude d’emprunter.

1. Epauler les petits promoteurs

Nexity resserre les mailles de son filet en zone détendue grâce à la copromotion. Avec Nexity Partners, le mastodonte propose d’accompagner sur les plans financier, juridique ou encore tech-nique les promoteurs qui réalisent moins de 500 logements par an, contre des parts des SCI du programme immobilier à soutenir. « Cela permet aussi d’intervenir sur des territoires où les élus préfèrent cultiver le particularisme local », glisse Jean-Philippe Ruggieri, directeur général délégué de Nexity. En 2016, la structure a accompagné la production de 200 logements. Et Jean-Philippe Ruggieri cherche encore des promoteurs autour de Limoges, Brive, Angoulême ou Rouen.

2. Mettre les start-up sur le coup

Certaines start-up (LKSpatialist, Kel Foncier, Orus, etc. ) numérisent la prospection foncière en croisant les informations des PLU, du cadastre, des zones où la TVA réduite s’applique, de la taxe d’aménagement, des réseaux de transports en commun, etc. « Auparavant, nous travaillions deux à trois jours pour collecter toutes ces données à l’échelle d’une ville, aujourd’hui cela ne nous prend plus qu’un quart d’heure », confie Christian Grellier, directeur open innovation de Bouygues Immobilier. Dans ces interfaces, le développeur foncier peut ajouter des annotations. « Lorsque le professionnel quitte l’entreprise, les données collectées restent à la disposition de celle-ci », appuie Eduardo Larrain, fondateur de Kel Foncier.

3. Miser sur les terrains pollués

Face à la rareté des parcelles disponibles, les promoteurs sont obligés de se tourner vers les terrains pollués. C’est notamment le cas dans le Nord. Pour gérer au mieux les 400 ha de friches industrielles répartis sur son territoire, la métropole européenne de Lille (MEL) a développé un système d’information géographique (SIG) innovant. Il intègre à l’échelle de la parcelle des informations issues de nombreuses sources, dont des photos aériennes. Cette compilation des données permet d’analyser bien en amont le risque sols pollués afin de...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5909 du 17/02/2017
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