Actualité

Disparition

Le président de l’Agence nationale pour l’habitat (Anah) Claude Dilain est décédé, le 3 mars, à l’âge de 66 ans, des suites d’un accident cardiovasculaire. Il était également sénateur (PS) de Seine-Saint-Denis. Celui qui fut maire de Clichy-sous-Bois de 1995 à 2011 se décrivait comme un porte-voix des habitants des quartiers populaires. Un rôle qu’il a définitivement endossé lors des émeutes urbaines en 2005 déclenchées par l’électrocution de deux jeunes cachés dans un transformateur électrique de sa ville afin d’échapper à des policiers. Claude Dilain avait fait son entrée au Sénat en 2011, où il était membre de la commission des affaires sociales. Il avait continué d’y pourfendre les inégalités territoriales, s’illustrant notamment dans la lutte contre les copropriétés dégradées. A la chambre haute, il avait été l’un des rapporteurs de la loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur). Le 30 mars 2014, il avait été nommé à la tête de l’Anah. Depuis l’adoption de la loi Molle en 2009, le président de l’Anah est désigné par un arrêté interministériel émanant des ministères des Finances et du Logement. En attendant la publication de ce texte au JO, l’intérim sera assuré par Laurent Girometti, Directeur de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP). « Nous n’avons pas de nom à communiquer pour le moment, mais l’on peut difficilement laisser l’Anah sans président trop longtemps », indique le ministère du Logement.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X