Edito Coup de chapeau

Dinin botte Bâle en touche

Après d’interminables mois de grisaille, le soleil se lève enfin sur le secteur de la construction. Pourtant, un cumulonimbus apparaît déjà à l’horizon. Il porte en lui les recommandations du comité de Bâle aux banques françaises. L’institution suisse voudrait imposer aux établissements financiers de doubler leurs fonds propres, ce qui les conduirait aussitôt à durcir les conditions d’octroi de crédits, balayant d’un seul coup les primoaccédants du marché. En ne prêtant qu’aux plus riches, les banques françaises gripperaient instantanément la machine à produire du logement.

Le très influent comité helvétique veut également transférer le risque financier sur l’emprunteur en imposant les prêts à taux variable. Une mesure totalement incompréhensible au regard de la prudence des banques françaises ! Leurs décisions sont tellement mesurées, que le taux de défaillance en France reste l’un des plus bas d’Europe. En outre, les préconisations venues de Bâle font ressurgir le spectre de la crise des subprimes, où des millions d’Américains ont perdu leur logement en croulant sous les dettes. De quoi faire perdre aux ménages français leur appétit pour la pierre.,
Les professionnels du bâtiment se relèveraient-ils d’un tel scénario catastrophe ? Alain Dinin, P-DG de Nexity, a pris la plume pour publier une tribune dans « Le Monde » afin de défendre le modèle bancaire français. Il y a urgence à ce que les bâtisseurs sortent du bois et joignent leur voix à celle du leader de la promotion immobilière. L’avenir de toute une filière se joue peut-être sur ce dossier.

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