Territoires Côte-d’Or

Dijon Habitat associe les locataires à la rénovation de leur logement

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

Le mode opératoire du chantier de rénovation des 98 logements de la résidence du Clos Malard, achevé en 2013, sert d’étalon au plan d’écoréhabilitation du patrimoine de Dijon Habitat. Ces cinq prochaines années, le bailleur va rénover près du tiers de son parc. Sur un total de 2 500 à 3 000 logements, 250 seront en travaux au premier semestre 2016. La consultation de maîtrise d’œuvre ou des entreprises est en cours pour un millier d’unités. A lui seul, le quartier de La Fontaine d’Ouche, candidat à l’Anru 2, bénéficiera d’au moins 10 millions d’euros TTC pour la rénovation du tiers de ses 1 400 logements. L’engagement des collectivités locales pourrait gonfler cette enveloppe. La réduction des charges locatives par une baisse des consommations d’énergie est le fil conducteur du plan portant principalement sur l’enveloppe des immeubles — isolation des toits et façades, huisseries —, remplacement du chauffage électrique individuel par une chaufferie collective au gaz ou raccordement au réseau biomasse du Grand Dijon, ainsi que l’installation d’une nouvelle ventilation.

Concertation dès la phase d’études.

Comme le prévoit la loi SRU, le 17 avril dernier, le bailleur a signé un plan de concertation locative, avec les associations des représentants de locataires. « 20 à 25 % des résultats d’une écoréhabilitation dépendent des comportements des locataires », affirme Jean-François Macaigne, le directeur. Dans la foulée de l’expérience du Clos Malard, le bailleur s’engage à les associer dès la phase d’études. « La méthodologie mise en place pour la relation avec les locataires est un critère de choix dans les appels d’offres au même titre que les délais et la qualité d’exécution », précise le directeur. Le cahier des charges prévoit en effet d’affecter une personne de l’entreprise adjudicatrice aux relations avec les locataires. Elle est chargée de poursuivre le travail de concertation du bailleur qui les a préalablement invités à exprimer leur adhésion ou non au projet, sur la base d’un dossier complet du programme et la visite d’un appartement témoin. Plusieurs réunions suivent, consacrées à la présentation du programme, des résultats de la concertation, et enfin du calendrier des travaux. Des « cafés chantier » mensuels réunissent ensuite le maître d’ouvrage, les entreprises et les locataires. A la livraison, des « ateliers urbains » expliquent aux locataires les incidences des économies d’énergie sur leur quittance. L’importance du pilotage du chantier conduit le bailleur au choix exclusif d’une entreprise générale ou d’un groupement d’entreprises qui joue le rôle d’ensemblier ou réalise quelques lots aux côtés des sous-traitants. Eiffage a ouvert le ban avec le chantier du Clos Malard. Pertuy (groupe Bouygues) réalise celui de la résidence Bastié (110 logements) à Chenôve, dans l’agglomération dijonnaise. Le plafond maximum d’augmentation des loyers guide les choix techniques de l’entreprise, notamment pour l’isolation extérieure des façades.

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