Actu MARC LOISELEUR, président de QualiPaysage

« Diffusons une culture de l’amélioration continue »

Mots clés : Etat et collectivités locales - Maîtrise d'ouvrage - Manifestations culturelles

Un sentiment d’inachevé a poussé Marc Loiseleur, fin 2016, à solliciter un second mandat de trois ans à la présidence de QualiPaysage. Sur la voie de l’ouverture à la maîtrise d’ouvrage privée comme sur le chantier de la reformulation des qualifications, l’organisme paritaire accélère le tempo et mise sur l’attractivité de la nouvelle Maison du paysage.

L’association QualiPaysage a-t-elle renforcé son assise au cours des trois premières années de votre présidence ?

Nous avons progressé dans la réparation d’une anomalie qui m’a tout de suite surpris, à mon arrivée : l’absence totale, dans notre structure, des donneurs d’ordre privés contraste avec la présence importante et généreuse du secteur public. Nous avons commencé à y remédier à travers l’intégration d’un bailleur social, Paris Habitat, et d’un concessionnaire autoroutier, la Sanef [Société des autoroutes du nord et de l’est de la France].

Ne pourriez-vous pas aller plus loin dans cette direction ?

En effet, cette évolution ne fait que commencer : nous gardons l’ambition d’élargir le cercle de nos adhérents issus de la maîtrise d’ouvrage privée, notamment au monde de la promotion immobilière et de l’hôtellerie, voire à des fédérations professionnelles représentatives de donneurs d’ordre privés. L’inachèvement du processus fait partie des raisons qui m’ont poussé à solliciter un second et dernier mandat. Mais cet inachèvement s’explique en partie par un autre point fort des trois années écoulées : la construction de la Maison du paysage a mobilisé une partie de nos énergies en 2016, après l’incendie qui avait ravagé nos locaux en 2015.

Quelles synergies en attendez-vous ?

On en a tous rêvé, de cette maison ! Je tiens au mot “maison”, à l’idée d’un seul toit qui évoque la chaleur et la convivialité des échanges. Certes, les élus s’entendent bien de longue date, mais pour une synergie au quotidien, le travail sur un même plateau se révèle plus fructueux que les échanges de mails. L’étape suivante reste à venir : que tous les acteurs de la filière nous rejoignent pour élargir le cercle des échanges. Comme organisme paritaire réunissant déjà la FFP [Fédération française du paysage], Hortis et l’AITF [Association des ingénieurs territoriaux de France], nous pouvons faciliter cette dynamique. J’invite d’autres acteurs, et notamment les producteurs, à se servir de cette vitrine moderne et interactive.

L’autorité de tutelle joue-t-elle le rôle que vous en attendez ?

Quand je suis arrivé, il n’y avait plus personne, alors que l’existence même de QualiPaysage découle d’un protocole signé le 6 août 1996 par le ministère de l’Agriculture. Aujourd’hui, ce dernier revient à nos côtés pour dynamiser la convention : quand nous l’avons relue ensemble, nous nous sommes réjouis de remarquer à quel point elle garde toute sa fraîcheur dans son esprit. Mais certains référentiels historiques créent des barrières qui n’ont plus lieu d’être alors que les qualifications environnementales nécessitent une prise en compte dans tous les métiers. L’autre source de satisfaction vient de l’implication du ministère de...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 398 du 14/04/2017
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